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Brouillons pour un projet de constitution
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Nous devons réfléchir au principe de propriété qui ne doit pas être seulement un droit, mais un devoir.
Pas seulement le devoir de payer un impôt, mais le devoir d’en faire une utilisation correcte et avoir un respect
e ce dont on dispose puisqu’un jour nous mourrons et que d’autres en deviendront à leur tour propriétaire.
Exemple dans le principe actuel de la propriété, quelqu’un a tout à fait le droit de s’acheter un livre
ancien unique et de le détruire si cet écrit ne lui convient pas, privant par là toutes les générations futures de ce texte.
Personnellement je en suis pas contre la propriété, j’ai suffisamment travaillé la terre dans ma vie pour savoir
l’attachement affectif que cela entraine, pour connaître le résultat d’une année sur l’autre des bonnes ou mauvaises
décisions qui ont été prises, pour éprouver ce sentiment de propriété qui génère un respect de la terre, notion un peu
perdue sous le terme d’exploitant agricole pour laquelle la terre ne reste guère qu’un investissement.
De cela je sais que fonctionnariser l’agriculture sera toujours un échec, l’URSS l’a essayé avec des résultats très peu
encourageant : le collectivisme. J’ai vu aussi le résultat en Algérie de ce type de gestion agricole qui est peut-être
logique en tant que construction intellectuelle mais anachronique en terme de réalité.
Car la réalité est la sueur, l’odeur, le pays, la joie de la récolte, la souffrance des intempéries, ce travail est
une vie, ce travailleur est un paysan pas un exploitant. Cette réalité là n’est pas fonctionnaire, elle est affective !
Je suis tout à fait partisan sur le Salaire De Vie que vous défendez, vous trouverez sur ce site plusieurs page détaillant
cette proposition (nommé revenu d’existence, minimum vital ou allocation sociale) je propose même son financement et une
intégration dans une proposition monétaire.
Mais je ne propose pas de fonctionnariser la terre, ni de supprimer le
droit de propriété, je propose une réflexion moins absolue où la société peut juger de l’utilité sociale issue de la gestion
de cette propriété.
Exemples : Vous avez le droit de
Le concept de propriété doit être revu; les droits qui ont été donnés à la fin du 18° siècle ont mis fin aux communs qui existaient pour subvenir aux non possédants. Le glanage a été limité puis le droit de faire paître.
Un reflexion sur l'usage du droit de propriété et une nouvelle définition des possibilités de la transférer devrait être faite; comme il faut 20 ans pour changer les mentalités il est temps de s'y mettre. Le droit au logement peut être un champ d'études
Suite à la spéculation sur les produits alimentaires, il est devenu rentable d’acquérir des terres agricoles.
Ce droit de propriété permet depuis quelques années à des multinationales d’aller dans des pays pauvres acheter ou louer de la terre agricole en millions d’hectares à
des prix très bas. Comme il n’y a pas de cadastre, ce sont les gouvernements qui la vendent pour le profit probable de leurs dirigeants. Les paysans locaux en sont
dépossédés sans moyen de se défendre.
La justification serait que ces acheteurs ont les moyens de réaliser une agriculture rentable et donneraient du travail aux autochtones.
Mais ils arrivent souvent avec leurs propres personnels et surtout avec leur machinisme pour réaliser des cultures industrielles, huile de palme, biocarburants,
nourritures pour animaux, etc.… Donc très peu d’embauche, et pas de produit pour la vente locale qui n’intéresse pas ces industriels car les autochtones sont encore plus
désargentés. C’est un scandaleux pillage légal organisé des pays pauvres.
Privées de leur terre, privés de travail, privés de leurs produits traditionnels de consommation, Que vont-ils devenir ? Sans compter les dégâts des
engrais et produits phytosanitaires (sanitaire ? quel mot mal placé !) Ces acheteurs n’ont aucune raison dans ses pays d’être raisonnables, peu de
réglementation, pas de responsabilité, et comme les vrais propriétaires sont très loin des pollutions qu’ils risquent d’engendrer, ils ne vont pas s’en priver.
Chacun chez nous, cherchant la rentabilité pour placer ses économies, va apporter encore de l’argent pour réaliser ces entreprises proprement criminelles.
Comment lutter contre cela sans un mouvement populaire international ? Comment le faire sans remise en cause du droit sacré de propriété, en lui associant
limites et devoirs ?
Trouvez de nombreux liens sur ce problème en par cette recherche sur Google.
Je partage votre vision sur la mesure de l'inutile assez assimilable au carbone, taxe carbone et taxe sur l'inutile; le droit actuel n'est pas assez accompagné de devoirs.
Peut-être que par le biais de la propriété on devait penser aussi à l'urbanisation !
Car au fond, si l'on permet à tout un chacun de parvenir à son rêve de propriété, alors comment faire pour faire coexister environ 20 millions de pavillons suburbain, dans des lotissemetns toujorus plus clos que le précédent, toujours mieux équipé...
si ce n'est en grignottant à tour d'hectare les espaces agricoles ou encore vierge ?
Ou sinon dans l'autre sens, à force de s'agrandir, la population nécessitera toujorus plus de ravitaillements !
Mais avec quoi ? des médicaments nutritionnels ? des aliments synthétiques ? des cailloux (y parait que la soupe est très bonne !) ?
Alors en parallèle à la réforme agraire il me semble indispensable de penser à l'impact de l'occupation des sols.
Autrement dit à force de croitre, il nous faudra gérer en même temps ces deux problématiques incompatibles si mal anticipées ! le pays ne pourra s'étirer plus que ses frontières, et encore moins la planète !
La seule conclusion qui me vient ici et aujourd'hui, c'est de prévoir une réorganisation du territoire national (mais pas seulement...) tout aussi révolutionnaire que la TAC l'est pour l'économie !
Vous soulevez là une question grave : La surpopulation. Si grave qu’elle attaque