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Brouillons pour un projet de constitution

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Le monde agricole

Le spectacle médiatique et urbain nous fait oublier un drame national: Les paysans se suicident dans la solitude silencieuse de nos campagnes! Pour ne pas être considéré comme tendencieux, voici l'article du Figaro, extraits:

Selon certaines sources, ils seraient chaque année entre 400 et 800 à se suicider. «Le dernier chiffre disponible est issu de la cohorte Cosmop (Cohorte pour la surveillance de la mortalité par profession) réalisée par l'Institut de veille sanitaire (InVs), explique le docteur Laplante.

De son côté, l'association des producteurs de lait indépendants (Apli) qui a organisé l'an dernier deux marches funèbres pour dénoncer cette catastrophe avance pour sa part le chiffre de 800 suicides par an.

Actuellement, le monde agricole est devenu minoritaire par rapport à la population urbaine. Les lois et règlements le concernant se trouvent souvent ainsi promulguées dans des bureaux par des décideurs souvent issus de la ville et n’ayant pas forcément les compétences dans le domaine agricole.

Ainsi les plans d’occupation des sols ont souvent accaparé de vastes terres de grande qualité agricole car elles étaient planes et faciles à transformer en zone urbaine, commerciale ou technique. Ceci a contraint beaucoup d’exploitations à fermer ou à se transférer vers des zones moins fertiles.

Historiquement la dernière guerre a prouvé qu’en cas de problèmes, les zones urbaines se trouveraient fortement sous-approvisionnées du fait de la limitation des transports. Je pense que c’est depuis cet état de fait que les règlements et lois promulguées dans les villes sont eu pour but en filigrane de mieux contrôler les approvisionnements agricoles en rendant dépendant les ruraux par leurs prêts financiers (crédit agricole) et par leurs décisions réglementaires (safer) ainsi que par des règlementations très complexes (variétés, calibrages, contrôles sanitaires).

L’exploitant agricole, se trouve de fait dans une position de dépendance et via le joug des crédits bancaires et en arrive à un volume de travail intenable. L’embauche saisonnière pour les récoltes n’est plus soumise à la tradition mais aux règles du salariat urbain ce qui est manifestement inadapté. Des récoltes entières s’en trouvent abandonnées. Les circuits de distributions eux-mêmes poussent les producteurs aux pires excès chimiques pour satisfaire une demande de rentabilité contraire même aux demandes des consommateurs.

Pour les élevages de grandes sociétés proposent des contrats, où tout est fourni, cheptel, alimentation industrielle et mêmes les techniques d’élevages. L’agriculteur fourni son terrain (quasi gratuitement) et sa force de travail, il en devient simple salarié, sans limitation d’horaire, de l’entreprise. Pourtant c’est souvent lui qui prend les risques.

Le résultat constaté est la désertification des campagnes qui ne sont plus des lieux de décision ni des lieux de vie sociale, et se retrouvent marginalisées. Pour des raisons d’économie, ces lieux se retrouvent avec de moins en moins de services publics, transports, hôpitaux, maternités, postes, services fiscaux, tribunaux.

L’urbanisation est très coûteuse en énergies (transports, déplacement), déplorable en qualité de vie (pertes de temps), cause d’insécurité (problèmes de surveillances, zones défavorisées). Laisser continuer cette croissance urbaine ne peut que mener à l’échec, cela étant d’autant plus absurde que les moyens actuels d’information permettent le travail à distance.

Pour corriger cette tendance, il faut redonner au monde agricole ses compétences et le laisser gérer par ses propres représentants. La réforme des charges sur le travail salarié (tac), la libération des échanges (troc autorisé) et la monnaie (indexée sur le travail) ainsi que la réforme de l’économie (ligne sociale) avec l’équilibre des échanges devraient rendre leurs vies aux campagnes et de ce fait inverser l’urbanisation massive que nous connaissons.

Sinon vos enfants vous reprocheront votre aveuglement. ( Film à voir ! )

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ALERTE en 2011 !

Cette économie, ne cherchant que les profits à tout prix, en arrive à des dérives catastrophiques, cela conduit à considérer la vie comme copie privée l'agriculteur ne peut même plus avoir le droit de semer le grain qu'il récolte !

La suite ? Pouquoi ne pas lui interdire bientôt d'élever les poussins nés de ses poules.

Un jour viendra ou vous n'aurez plus le droit de faire des enfants sans passer par une entreprise lucrative ou une institution !

Vous en observez peut-être déjà des prémices...

Page écrite le 01-06-2008

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