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La loi de la Jungle


Il parait que l’économie est soumise à la loi de la jungle, que quoi qu’on fasse la générosité, la solidarité resteront toujours lettre morte, utopie sans réelle application possible.

Alors je propose d’abord de réfléchir sur la loi de la jungle :

Voici une grande loi très officielle, loi de référence à tant de discours doutant des qualités humaines, alors la voici ! la voilà ! je présente la loi de la jungle !

D’abord la mise en scène : la jungle, zone sauvage, sans humanité, sans morale, très loin de nos cités civilisées, remplie de bestioles mauvaises agressives et surtout méconnues.

Ensuite voilà le metteur en scène : le journaliste ou l’explorateur qui veut montrer au monde du spectaculaire, valoriser son propre courage et surtout vendre de la pellicule.

Il faut un scénario : Du mouvement, de l’action du suspense, bref tout ce dont raffole ce brave public pour se rassurer de vivre dans des maisons bien proprettes et bien sécurisées.

Enfin le résultat : Regardez avec quelle violence le prédateur se rue sur sa proie, l’occis et la déchire à belles dents. La voilà la loi de la jungle, la règle du plus fort se repaissant sans morale ni justice du plus faible, malade ou dernier-né.

Mais… Car ce n’est pas spectaculaire du tout et aucun film ne se vendrait s’il montrait à la place des trente secondes de violences de la lionne, les huit journées de farniente où l’antilope peut s’approcher sans danger de son prédateur repu.

Car le prédateur ne tue que pour manger, s’il tuait plus que nécessaire, il se priverait lui-même de son prochain repas, chacun des acteurs est tour à tout mangé ou mangeur, pas d'excès, il est remplacé par une forme d’équilibre, de solidarité et même de coopération souvent entre beaucoup d’espèces. La vraie loi de la jungle n'est pas le spectacle avide de sensation que l’on nous montre, elle est beaucoup plus sereine et sage.

J’entends dans le fond quelqu’un raconter l’histoire du renard dans le poulailler qui tue toutes les poules bien au-delà de son propre appétit ! Mais c’est encore une fausse «loi de la jungle» car dans la nature cela ne se produira pas, dès l’attaque du renard les poules s’éparpillent dans les arbres, et le renard part avec guère plus d’une proie, dans un poulailler c’est la panique, les grilles bloquent toutes les issues, et le renard lui-même devient fou d’agressivité devant une telle cacophonie.

Et pour l’homme quelle «loi de la jungle» applique-t-il ? Concurrence sans limite ou solidarité et partage ? Quelle est la règle la plus profitable ? Pour moi c’est évidement la solidarité qui trace le meilleur chemin vers la réussite de tous.

Prenons par exemple les individus les moins sociaux, les truands sans respect pour la moindre justice des hommes, si ce qu’on nous raconte est vrai ils ne sont pas les derniers à comprendre qu’une bonne entente sans éclat, qu’un partage équitable du marché, est le plus sûr moyen de faire de bonnes affaires.

En conclusion nos lois sur l’économie ne doivent pas prendre pour principe que l’homme est guidé par cette «loi de jungle» version spectaculairement agressive, mais au contraire considérer que la solidarité est son premier intérêt individuel et collectif. L’échange équilibré de valeur, la modestie dans les bénéfices, la sagesse dans les actions sont à la base de la pérennité de l’économie.

Aujourd’hui j’entends plutôt faire l’éloge de la concurrence sauvage, de la recherche du bénéfice maximum, de la volonté de croissance sans limite, la course à la puissance extrême, le non-respect de celui là même qui te permet de te nourrir, l’ignorance décidée de l’avenir à long terme au regard du profit immédiat. Là est la grande erreur de nos valeurs économiques actuelles.

On me dit que je n’arriverais pas à changer la nature humaine, mais il n’y a rien à changer, c’est seulement notre façon de la regarder qui est à changer, notre interprétation des lois qui la motive. Notre définition des valeurs considérées comme positives ou négatives.

Faites moi penser à vous parler de cet autre absolu toujours utilisé par les "à-quoi-bon-istes" (merci à Gainsbourg), ceux qui prétextent contre chaque argument, la fameuse "nature humaine" !

Page écrite le 20-01-2007

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Texte sur l'économie

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Commentaires et dialogues pour cette page

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Intervenant Annonyme - le 07-01-2010 à 11-25

tt à fait d'accord

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Intervenant MoZYGuS - le 27-03-2010 à 01-37

une fois de plus bien vu.

reste à traité des "a-quoi-bon-nistes"...

car de la nature humaine il me semble que celle qui se vérifie le plus souvent est notre grande amie la "fainéantise" !

trop dur, c'est donc impossible, donc à quoi bon ?

trop bien, c'est donc utopique, donc à quoi bon ?

trop tot, c'est pas l'heure, mieux vaut rester encore un peu au lit, donc à quoi bon ?

trop tard, c'est plus l'heure, pourquoi s'énerver, c'est fini alors finissons d'abuser, donc à quoi bon ?

trop peu ou trop isolé, c'est beaucoup de boulo, beaucoup d'enmerde à assumer, donc à quoi bon ?

trop facile, c'est que ca cache quelque chose, c'est louche alors laissons nous encore un peu marcher dessus pour voir un peu, donc à quoi bon ?

trop nombreux, c'est que les moutons qui suivent les moutons, alors que la chevre c'est plus joli et fier, donc à quoi bon ?

trop, toujours trop, c'est creuvant à la fin, je n'aspire qu'au moins, qu'à la tranquilité, donc à quoi bon ?

Il y en a des centaines encore des comme ca, tous les jours des nouveaux...

Dans ce cas on aurait presque envie de leur dire à tous ceux là : alors laissez nous faire et ne venez pas nous mettre des batons dans les roues ! vous ne voulez rien faire, très bien, alors ne soyez rien ! mais dans ce cas laissez faire ceux qui ont la volonté, l'envie ou le rêve d'y parvenir. je vous promet qu'ils seront tenir compte de vos attentes, car au fond de chacun de nous sommeil un fainéant tel que vous...

A vous la suite de trop ...

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Intervenant Anonyme - le 04-08-2011 à 03-18

trop de metaphore, de comparaison.Plus de concres s'il vous plait! =)
Et excusez encore moi pour les accents.

trait

Intervenant Anonyme - le 19-03-2015 à 01-48

en fait c'est du "déjà entendu" mais pas mal, revu

les indiens aussi ne chassaient que de quoi subvenir à leurs besoins

j'aime bien : "c’est seulement notre façon de la regarder qui est à changer", ce qu'on appelait au début du XXème et qu'on a tendance à complètement occulter en ce moment, c'est : " le point de vue"

voilà sur quoi il faut vraiment travailler, s'exercer à changer de  point de vue, ou la "théorie de la relativité"

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