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Brouillons pour une constitution.EGOISME PARESSE et CHOIX DE PROFESSIONS :
Quel que soit le système monétaire et social, il faut qu'il tienne en compte des comportements humains qui peuvent détourner égoïstement les meilleures règles à leurs profits.
15 février 2009Retour. | |||||||||||||||||||||||||||||
Il me semble que votre description de la valeur du travail se rapproche dangereusement des utopies communistes.
En effet, si on nivèle (ou raye carrément) la différence de salaire entre un balayeur et un médecin, entre un ouvrier et son patron.. qui serait assez bête pour vouloir être patron ou médecin ? C'est beaucoup plus de responsabilités. Je ne dis pas que c'est forcément plus dur, c'est juste différent (en général plus est métier est bien payé, plus il est intellectuel).
Et naturellement, la nature humain étant blessée par le péché originel, les humains sont paresseux. Pourquoi être médecin, risquer d'être attaqué en justice pour avoir tué ou mal soigné? risquer des opérations complexes ? devoir se tenir au courant des avancée de la science ?
Alors qu'on peut être balayeur ce qui n'implique que très peu de responsabilités, la seule étant de se faire engueuler car on a mal nettoyé, mais on ne risque pas de tuer des gens, on a pas besoin de suivre les découvertes scientifique, acheter des appareils, etc...
Il faut donc que le salaire horaire d'un travail reflète plusieurs choses :
- sa pénibilité : élevée pour un travail à la chaine, un job à responsabilité, basse pour un travail de bureau "de base" comem secrétaire ou développeur informatique.
- sa complexité : Si x personnes dans le pays sont capables de faire ce travail, le salaire doit être proportionnel à 1/x. Autrement dit on fait régulièrement des tests, on "échange" des gens pour divers postes et voit lesquels sont les plus faciles à faire par n'importe qui (logiquement : balayeur, caissière, vigile etc)
- sa rareté : Il faut payer plus cher les métiers dans lesquels ils nous manque de la main d'oeuvre, sinon on attirera jamais des gens pour les faire. Un exemple réel dont je me souviens est "être opérateur dans une usine de tri sélectif", ca pue et c'est pas gratifiant, du coup le salaire était à environ 1.75 smic.
Bien sur il faut des limites à tout cela, la différence de salaire actuelle entre un bas salaire et un salaire moyen (prof, cadre), rapport de 1 à 3, me semble à peu près normale. Ce qui est anormal, c'est la différence entre bas salaire et Hauts salaire (riches banquiers, traders, footballeurs, ministres) qui atteint plutot 1 à 50..
Mais il faut conserver une différence pour que les gens aient envie de monter dans l'échelle sociale !!
bien sur.
dans un système néo-capitaliste, comme le notre actuellement, effectivement cela peut paraitre dangereux voir suicidaire. car l'argent est un but à atteindre, la récompense ultime, le dernier bastion de l'emprise humaine sur le naturel !
voyons cela sous un oeil différent, mais pas nécessairement nouveau : un oeil humain, et non économique.
pourquoi ne pas voir tout ce qui pourrais se rapporter à la rémunération de base ?! pourquoi se limiter au seul argent ? la monnaie n'a été créée que pour symboliser l'échange et devenue par la suite le symbole du pouvoir, car évidement plus on possède capacité d'échange plus on a de possibilités qui s'offrent à nous. logique. mais dommageable pour l'Homme et la société.
car le but n'est pas tant que chacun puisse devenir plus riche que son voisin, mais plutot de faire société, ensemble, réunir les différences...grand programme en vérité, mais véritable et obligatoire si l'on veut évoluer un tant soit peu hors de cette folie consumériste. imaginons, imaginez :
tout Homme nait à égal d'un autre, en tant que citoyens acceptant une constitution, il profite de ces droits (comme un revenu minimum garanti par exemple) contre des devoirs, un contrat de services rendus pour le bien communautaire. ainsi n'est-il pas envisageable que chacun puisse jouir de privilèges différents afférant à leur fonction au sein de cette même société ? comme du temps libre supplémentaire ou des devoirs amoindris vis à vis de la société selon l'utilité publique de sa profession...
autrement dit, vous pouvez choisir d'être pour un salaire égal balayeur ou docteur, mais en sachant que l'un se pratique sous 35h et l'autre sous 20h, l'un nécessite une participation active ou plus importante à un certain "service civil quotidien" que l'autre.
evidement qui des deux est le plus utile à la société ? cela fera un excellent débat ! mais très indigeste ! car chacun des deux est utile, voir indispensable au bon fonction de la société, cependant l'un concerne l'individu, le particulier, le corps, l'unité, l'Homme et l'autre n'est finalement qu'un des services civiques possibles et probables que l'on pourrait mettre en place par le biais d'un service proclamé...
donc il n'est pas question de mesurer l'utilité de l'un ou de l'autre, mais plus de vérifier l'implication au processus de socialisation. car ici le balayeur, tout aussi utile est indispensable qu'il soit, il peut être remplacer par beaucoup d'autre (comme dans votre propre raisonnement), mais de plus peut être considéré comme un doublon : pendant 35h je balaie les rues professionnellement et pour 5h je les fais civiquement... ou est la différence ? d'ou peut-être la logique de plus d'implication "politique" ou "sociale" obligatoire pour ce type d'emploi.
non ?