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Brouillons pour une constitution



La concurrence :

Théorie

Trois notions voisines embrouillent la compréhension des rapports sociaux : La compétition, la concurrence et l’émulation. La compétition consiste à gagner en étant plus fort que l’autre pour l’éliminer du jeu sous prétexte que le gagnant serait forcément le plus efficace donc méritant de servir de modèle aux autres, et de répandre sa pratique pour l’amélioration de tous. Longtemps considérée comme le principe de base de la sélection naturelle

La concurrence consiste à faire cohabiter plusieurs actions vers un même but, en considérant que chacun peut gagner sa part du jeu en fonction de ses compétences, considérant qu’il y a des places pour tout le monde, et une variété de possibilités d’actions ayant des réussites différentes.

L’émulation consiste à faire travailler ensemble plusieurs acteurs, chacun essayant d’apporter à l’autre une stimulation lui permettant de se dépasser.

La connaissance écologique actuelle nous montre que la nature préfère la notion de concurrence à celle de compétition et mets souvent en place des structure de collaboration où la réussite de chacun dans sa spécificité apporte un résultat positif pour tout le biotope.

La théorie des jeux mathématiques en arrive aussi aux mêmes conclusions : Il y a plus de gain pour tous dans une forme de solidarité concurrentielle qu’en une compétition pure et dure.

Pratique

La notion de concurrence doit rester présente même pour les différents corps de l’état. Car cette concurrence impose à chacune des parties une recherche de perfection pour ne pas être annihilée par l’autre partie.

Dans ces propositions, le système médiatique en tant que pouvoir indépendant reste concurrencé par les médias commerciaux. De même que nous avons l’école publique et sa concurrente l’école privée.

Le système juridique officiel peut être concurrencé par des justices privées puisque la notion de contrat précise que le choix de l’arbitrage est libre pourvu qu’il soit accepté sans contrainte par les deux parties.

Le système exécutif étant issu des élections contient sa propre concurrence via les scrutins où tous les candidats se trouvent en concurrence.

Le système policier est lui aussi concurrencé par les entreprises de gardiennage.

Dans le domaine médical les hôpitaux de la médecine publique sont concurrencés par les cliniques privées.

Il me semble important de toujours veiller à ce qu’une institution mise en place ait quelque part une concurrence.

Application particulière :

Parmi les fonctionnaires il semblerait que certains soient crédités d’une propension à être de très faible efficacité (c’est bien dit n’est ce pas ?) Pour rectifier cette tendance en la supposant vraie il me paraît possible de créer des formes d’administrations concurrentes. On va me dire que cela va doubler le nombre de fonctionnaires, mais je préfère deux fonctionnaires qui travaillent qu’un seul inactif ! Mais il n’est même pas nécessaire d’embaucher, il ne s’agit que d’une forme de réorganisation mettant en concurrence des services. Les attributions budgétaires seront alors réparties en fonction de l’efficacité de chacun des deux services concurrents.
Limitation des concurrences :

Pourtant ce système de concurrence doit rester loyal et sincère sinon sans une certaine forme de contrôle, on peut en arriver à une guerre des services (on parle parfois de «la guerre des polices»).

Page écrite le 20-01-2007 retouchée le 07 mars 2009


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(aide) Page mise à jour le
27-06-2010 à 23:15
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Commentaires et dialogues pour cette page

Intervenant herve - le 27-06-2010 à 22-10

Tu es révolutionnaire ! 80 % de la population de toutes horizons n'a aucune raison que cela change. Riches et pauvres, fonctionnaires.

Intervenant Trazibule - le 27-06-2010 à 23-14

Quand les entreprises de sécurités, les alarmes, les caméras de surveillances, les murs fleurissent, cela signifie qu’une partie de la population a peur de l’autre. Quand le commerce des armes est florissant cela signifie que des pays ont peur d’autres pays. Du moins c’est mon opinion.

Alors oui, tous ceux qui sont du bon coté du mur n’ont aucune envie que cela change bien sûr, mais le mur craque de plus en plus, ceux qui ne peuvent plus vivre dans leur pays sont capable de risquer leur vie pour en changer, ceux qui ne peuvent plus vivre de leur travail sont poussé au suicide. Ceux qui n’ont plus de travail n’ont pas la parole, ni dans les journaux, et même pas dans les syndicats, pourtant ils sont de plus en plus nombreux, ceux qui sont du bon coté du mur commence a même trouver que cela leur coûte trop cher ! Alors au lieu de réfléchir ils renforcent leur mur !

Alors on casse, les retraites, la sécurité sociale, l’éducation, la justice, l’hôpital, cela ne se voit pas ? Avez-vous toujours la même sérénité dans votre travail ? Avez-vous l’impression d’avoir toujours la même qualité de service à la poste ? Au tribunal ? La même liberté d’expression à la télévision ?

Je ne suis pas révolutionnaire, je ne propose nulle part de casser, je ne fais que proposer d’imaginer d’autres solutions.