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Brouillons pour un projet de constitution
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La grève est une manifestation d'un mecontentement dû à plusieurs raisons:
S'agissant des conditions de travail, il convient de souligner à première vue que la grève est un droit individuel. Toute personne victime des conditions de travail médiocres est en droit de faire la grève c'est à dire un arrêt de travail vonlotaire et momentanné afin de reclamer une amélioration des conditions de travail qui vont à l'encontre des dispositions légales.
Certes,le patron pourrait être pris pour un otage selon vos propos ,mais le travailleur en grève ne cherche qu'à obtenir gain de cause à la suite de sa manifestation.
- Le salaire est la contre partie des prestations fournies par l'employé. Ainsi, il doit être l'equivalant du travail fourni. Sur ce, dès lors que cette rémunération n'équivaut pas au travail réalisé, en d'autres termes s'il y a disproportion entre la prestation fournie et le traitement alloué à l'endroit du salarié, ce dernier peut décreter un mouvement de grève.
- En fin, la qualité du service peut faire l'objet d'une grève. Un service dans lequel le salarié est en contact permanent avec les produits toxiques, peut faire l'objet d'un mouvement de grève si l'employer n'a pas mis à la disposition de son salarié des materiel nécessaires de protection tels des masques à gaz.
L'analyse sociologique de ce phenomène pousse à croire que le mouvement de grève décreter par un salarié est un signe de mauvaise foi à l'égart de son patron. Celui ci peut être amené de penser qu'il y a un comlpôt entre le salarié et le syndicat. Or, la grève est légale lorsqu'elle est fondée sur base raisonnable c'est à dire une révendication se focalisant sur une base juridique.
La grève est de ce fait un moment au cours du quel l'employeur prend conscience des réalités qui semblent être insuportables à l'égard de l'employé. C'est donc un mal nécessaire.
Mais la grève sans raison valables détruit la vie même de l'entreprise.
Quand je parle de "qualité du service", je ne pensais pas aux risques professionnels de l'ouvrier mais à ces grèves plus "altruisites" ou par exemple des enseignants font grève non pour eux-même mais pour que leurs élèves aient de meilleures outils d'enseigement.
Autre exemple: Quand une administration se met en grève pour la défense du service public et non pour leur propre intérêt.
Il est vrai qu'il ne peu s'agir que d'un prétexte, pourtant je reste convaincu que parmi les grèvistes beaucoup sont sincères et ne font pas grève pour en retirer un bénéfice individuel mais pour que la collectivité en retire bénéfice.
L'exemple en ce sens qui m'a le plus frappé ces derniers temps est la grève du service public de statistiques sur le chomage pour refuser que leur résultats statistiques soit déformés politiquement.
Parler de complicité entre salarié et syndicat me surprend, car le syndicat "est" le salarié ou du moins son représentant, normalement. Domage que les grandes centrales syndicales se soient transformé en quasi partis politiques, mais la réaction se fait d'où l'émergence de ces "collectifs" beaucoup plus près de la base.
Ce qui m'inquiète dans les lois actuellement proposées, c'est ce délais avant la grève, or l'histoire a souvent montré des grèves spontanées, des coups de colère, en reaction à une décision directoriale jugée injuste par exemple.
Que chaque salarié s'annonce en grève plusieurs jours à l'avance donne tout le délai nécessaire au patronat pour organiser sa riposte, licenciement individuel des grévistes, force de l'ordre etc... La grève réelle spontanée devient impossible.
Une décision directoriale tombant sans préavis, il était logique que la réponse soit aussi sans préavis.
A mon avis l'équilibre des pouvoirs passe par la transparence des informations et des décisions, entre ouvriers et direction. Le licenciement d'un coté et la grève de l'autre sont les armes de chaque acteur, dès que cet équilibre est rompu l'entreprise est en danger. Ces nouvelles lois forcent le désarmement d'un camp au profit de l'autre.
Patronat et ouvriers doivent se connaitre, se reconnaitre savoir écouter des difficultés de l'autre. Autrement dit il faut de la démocratie dans les entreprises.