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    bandeau/justice
Billet d'humeur - 25 août 2007

trait

Réaction à l'actualité à propos du pédophile (suite) :



Traiter la réparation d’une agression !

La plupart des procès suite à une agression de pédophilie gratifient les parents de l’enfant d’un chèque de dommages et intérêts comme si l’argent pouvait réparer quoi que ce soit, comme si la souffrance avait une valeur chiffrable.

Il pourrait déjà paraître plus juste que cette somme soit donnée à l’enfant (pour sa majorité) après tout, les parents n’ont rien subit à part peut-être une forme de susceptibilité douteuse, au pire même on pourrait presque leur reprocher un manque de surveillance ou un manque d’éducation qui n’a pas enseigné assez de méfiance ou de moyens de défense pour l’enfant.

Je sais cette idée peut paraître choquante, mais je suis choqué moi-même par ces décisions judiciaires :

Que cet argent soit donné aux parents ou à l’enfant, que va-t-il penser dans son esprit en formation : « Alors quand on fait cela on mérite de gagner de l’argent ? »

Cette idée peut surprendre, mais je sais qu’il a de grandes possibilités que cela soit compris ainsi. Ainsi validé par la société, ce rapport sexe-argent va induire quels comportements pour cet enfant plus tard ?

Certains parents le comprennent et refusent cet argent ou le donnent à des associations, mais cela ne résout par la question plus générale : Quand la justice accorde des réparations financières à un préjudice financier c’est logique mais que doit accorder la justice aux victimes d’agressions physiques ?

Page écrite le 05-08-2008

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Intervenant Bal - le 01-09-2011 à 09-15

Lorsqu'on provoque un préjudice à quelqu'un, il faut le rembourser de ce préjudice. Mais pas forcément avec de l'argent, bien que parfois, cela pourrait être une solution.

Par exemple, pour ce qui est d'un préjudice sexuel, il faut considérer le temps qu'une victime met à se reconstruire. Les scientifiques savent appréhender ce temps et les méthodes de reconstruction s'affinent. Cela a un coût. Mais ce préjudice n'est pas irréparable. Cependant, la mise en prison du criminel n'est pas une solution. Si l'on doit reconnaître que ce criminel ne doit pas continuer à battre la campagne, il faut cependant lui assurer les moyens de rembourser sa faute. L'objectif n'est pas de punir, mais de le réhabiliter tout en le faisant rembourser le préjudice. C'est un "marché" quasiment commercial : tu t'es servi, tu rembourses non seulement le préjudice, mais aussi tu doit acheteer la suppression des causes de ton délit. Une fois le marché réalisé, tu es libre.

Mais personne ne peut rembourser une vie. La peine de mort elle-même est stérile : elle n'arrange rien, et même, donne un sentiment confus de culpabilité des bourreaux, qui finissent par penser qu'ils ne valent guère mieux que le criminel. Du moins, ceux qui réfléchissent : le criminel est un assassin, pas moi !

Le problème est de savoir par quoi remplacer la peine de mort. Une fois le criminel "saisi" par la justice, il ne s'appartient plus. Il appartient à sa victime; il vit à sa place dans le sens où il doit rembourser la vie qu'il a prise: produire à sa place, servir la société à sa place sans liberté d'être lui-même. Il ne s'apparitent plus. A nous de le traiter humainement, ce qu'il aurait toujours du faire.

C'est une idée utopique je le reconnais, le désir de vengeance étant si fort qu'il ne peut facilement être surmonté. Il est pourtant si stérile !

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