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RESUME: Gratifier les parents d'un chèque suite à une agression pédophile, | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Lorsqu'on provoque un préjudice à quelqu'un, il faut le rembourser de ce préjudice. Mais pas forcément avec de l'argent, bien que parfois, cela pourrait être une solution.
Par exemple, pour ce qui est d'un préjudice sexuel, il faut considérer le temps qu'une victime met à se reconstruire. Les scientifiques savent appréhender ce temps et les méthodes de reconstruction s'affinent. Cela a un coût. Mais ce préjudice n'est pas irréparable. Cependant, la mise en prison du criminel n'est pas une solution. Si l'on doit reconnaître que ce criminel ne doit pas continuer à battre la campagne, il faut cependant lui assurer les moyens de rembourser sa faute. L'objectif n'est pas de punir, mais de le réhabiliter tout en le faisant rembourser le préjudice. C'est un "marché" quasiment commercial : tu t'es servi, tu rembourses non seulement le préjudice, mais aussi tu doit acheteer la suppression des causes de ton délit. Une fois le marché réalisé, tu es libre.
Mais personne ne peut rembourser une vie. La peine de mort elle-même est stérile : elle n'arrange rien, et même, donne un sentiment confus de culpabilité des bourreaux, qui finissent par penser qu'ils ne valent guère mieux que le criminel. Du moins, ceux qui réfléchissent : le criminel est un assassin, pas moi !
Le problème est de savoir par quoi remplacer la peine de mort. Une fois le criminel "saisi" par la justice, il ne s'appartient plus. Il appartient à sa victime; il vit à sa place dans le sens où il doit rembourser la vie qu'il a prise: produire à sa place, servir la société à sa place sans liberté d'être lui-même. Il ne s'apparitent plus. A nous de le traiter humainement, ce qu'il aurait toujours du faire.
C'est une idée utopique je le reconnais, le désir de vengeance étant si fort qu'il ne peut facilement être surmonté. Il est pourtant si stérile !