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L'eau douce manque !

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L’eau douce manque ! Or on sait qu’elle ne vient à l’origine que de l’eau de pluie ou de la neige, et que cette eau proviendrait pour 65% de l’évaporation terrestre et seulement de 35% de l’évaporation marine.

Mais comment l’eau est-elle gérée (A partir de mes observations en Provence) ?

  • Les gestionnaires réalisent des captages à la source en montagne et transportent l’eau vers les utilisateurs par des tuyaux, ils suppriment donc le parcourt naturel des cours d’eau générateurs d’évaporation donc de pluie. Plus possible de se servir dans les ruisseaux devenus quasiment secs.

  • Ils réalisent des forages qui percent des couches imperméables pour atteindre une réserve souterraine suffisante. Chaque forage devant aller un peu plus bas pour obtenir un débit suffisant perçant les couches d’argile les unes après les autres. Les puits traditionnels sont asséchés.

  • Ils réalisent des évacuations des eaux pluviales via les égouts collecteurs supprimant eux-aussi une évaporation nécessaire en accélérant le débit gravitaire au détriment de l’infiltration, générant au passage un accroissement des inondations.

  • Ils assèchent les marais et les zones qualifiées 'insalubres' qui sont autant de sources de vie et de sources d’évaporation. Des terres deviennent exploitables donc vendables.

  • Ils remplacent les systèmes d’irrigation de canaux à ciel ouvert par des réseaux sous-pression. Le confort d’utilisation remplace encore une source d’évaporation et de développement biologique. Toute l’eau est comptée et facturée, la nature elle-même n’a plus sa part.

  • Ils imposent le débroussaillage "cause d’incendie", alors que le foisonnement végétal est aussi une source très importante d’évaporation. Or une broussaille ne cause pas d'incendie, mais l'aggrave seulement. L'homme est dans la pluspart des cas la cause du feu.

  • Ils plantent des résineux faibles en évaporation mais rentable en croissance et en commerce, au lieu de feuillus à croissance plus lente et moins combustibles en cas d’incendie.

  • Ils laissent faire des déboisements massifs ou des écobuages pour des raisons financières ou pour permettre agriculture et élevage qui eux aussi génèrent moins d’évaporation qu’une forêt touffue.

  • Que décident nos politiques en cas de pénurie ? Une restriction d’eau précisément sur l’arrosage source d’évaporation donc des 65% d’origine de l’eau de pluie. Alors que ce sont ces principes de gestion commerciale qui génèrent une pénurie, ils choisissent de culpabiliser les utilisateurs !

Est-ce logique ? Plus on aura de « gestionnaires » moins on aura d’eau douce…

Or pourquoi de tels problèmes ? A chaque fois pour une seule raison, priorité au profit d’un gestionnaire avant d’assurer un service au profit d’une population. Tous les arguments sont bons : confort, hygiène, sécurité, incendie, mais la notion « rentabilité » pour leur mise en œuvre est catastrophique.

L'eau est un bien commun des peuples, elle doit être partagée, mais jamais être commercialisée. C'est le plus évident des services publics.

Je propose juste une loi toute simple:

Tout prélèvement d’eau pour raison commerciale, doit être en aval du lieu
d’utilisation et doit organiser ses rejets éventuels en amont du prélèvement.

Cela parait absurde à première vue, mais réfléchissez et vous verrez que c’est tout à fait possible et que cela change tout !

Il existe aussi une injustice fondamentale, vous payez l’eau au prix fort avec des taxes pour la pollution, alors que vous ne devriez payez en fait que le service. Cherchez combien les grandes entreprises industrielles, telles que EDF, payent-t-elle l'eau pour leurs usines ou refroidir leurs centrales nucléaire et à combien se montent leurs taxes pollution quand elles les rejettent chaudes et peut-être polluées dans le fleuve ?

Site du Forum alternatif mondial de l'eau Marseille 2012

Page écrite le 04-07-2007 -retouchée le 22-05-2011

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Un exemple très détaillé des conflits entre la gestion des eaux et les politiques soumises aux dédideratas commerciaux.

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Commentaires et dialogues pour cette page

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Intervenant jean - le 22-08-2009 à 15-02

Bonjour,

Comment peut-on à notre époque jeter 6 litres d'eau potable à chaque fois que l'on va faire son pipi ou autre? Pour un foyer avec 1 enfant, 3 fois par jour en moyenne cela représente 24m3 par an. Incroyable!!!

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Intervenant jean - le 22-08-2009 à 15-08

L'invention du système d'égout est une absurditée.

Captage des eaux usées, traitements pour assainissement et filtrage de l'eau pour la rendre potable(chlore.....) Il reste les "Boues" dont on ne sait quoi en faire sinon que de l'épandage.

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Intervenant Président de l'association des biefs du Pilat - le 03-01-2010 à 14-26

Pour gérer l'eau , je vous invite à visiter le site de l'association des bief su Pilat

http://pagesperso-orange.fr/biefs.dupilat/

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Intervenant Trazibule - le 03-01-2010 à 17-46

Ayant visité votre site, il semble que ce qui est brièvement dit dans cette page soit tout à fait dans la même ligne de pensée.

Les fondamentaux actuels de nos conception de l’économie entrainent dans beaucoup de domaines ce genre d’échec,

  • ainsi en éolien, les financiers ne s’intéressent qu’aux projets gigantesques qui engendre en contre partie une réticence logique des populations et non une multitude de petits projets individuels qu’ils ne pourraient pas contrôler.
  • en agriculture, malgré une rentabilité au-delà de toutes les autres formes d’agriculture, les jardins ouvriers sont toujours déconsidérés autour des grandes villes car ils disparaissent des mesures comptables du gouvernement (au Etats-Unis il existe déjà des tentatives d’interdiction sous le prétexte ahurissant qu’ils seraient insalubres !)
  • en automobile, toutes les initiatives individuelles sont freinée (utilisation des huiles végétales, moteurs à air comprimés, voitures électriques qui existent déjà depuis longtemps, etc…) au profit des grands groupes automobiles qui doivent rentabiliser le diesel et alimenter les Tipp.
  • Je devine que vous trouverez des tas d’autres exemples.

Pour réaliser vos projets il faudrait que les institutions y trouvent non seulement un intérêt financier mais aussi une forme d’accroissement d’autorité qui est précisément le contraire qui rendra aux locaux l’eau gratuite que les systèmes de pompages leur vendent si volontiers.

C’est pour ces raisons que nous devons travailler de plus en plus sur les notions de reconstruction de l’économie et surtout sur des propositions monétaires, ce qui ne peut se faire sans une réforme des constitutions. Cela entraine une apparence d’éparpillement mais tout se relie qu’on le veuille ou non.

En tout cas, bravo et courage pour vos réalisations bien plus concrêtes que tous les textes.

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Intervenant Biefs du Pilat - le 03-01-2010 à 23-46

Biefs du Pilat

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Intervenant Alain de nice - le 13-09-2011 à 22-51

Excellente idée!!!

Pas si sûr qu'elle soit utopique...

A développer!!!!!

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Intervenant un simple jeune retraité - le 15-09-2011 à 23-58

Il y a là des idées très peu médiatisées , donc très peu connues . On voit bien qu'il y a là aussi des informations non diffusées et aucun débat public ni , semble t'il , aucun débat "scientifique ouvert" . C'est le Libéralisme sous sa forme liberticide .

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