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Brouillons pour une constitution
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Vous écrivez "Rien ! Car cette dette n’a pas servit à des investissements ou des constructions d’avenir…"
Vous vous trompez, vous devriez lire " la dette publique; une affaire rentable" (ed Yves Michel)
Ensuite: chaque français a une dette, mais également un patrimoine. Or, le solde (positif) peut être estimé à 12000 euro par francais. Il y aurait plein d'autres choses à rajouter
et; vous devriez aller jeter un oeil sur http://monnaie.wikispaces.com/ et http://fr.public-debt.org/
Le problème ce sont les intérêts car la dette est issue du transfert de l'émission monétaire aux banques privées... s'il n'y avait pas eu d'intérêts à payer (si la Banque Centrale pouvait prêter directement à l'Etat), il n'y aurait plus de dette.
Cordialement ... site globalement très intéressant: bravo
A-J Holbecq
Nous avions trouvé d'autres chiffres à propos du patrimoine français,
(voir cette page), d'ailleurs il est souvent très difficile de trouver des
chiffres fiables en général. En tout cas merci pour vos liens et votre compliment.
Vous avez raison, la privatisation des banques est une erreur que nous allons payer au prix fort, tous les abus constatés récemment nous le confirment.
Bonjour
Sur la page citée en lien, vous parlez du patrimoine de la France.. Je vous parle moi du patrimoine NET des administrations publique que vous trouvez dans les pages TEE de l'INSEE ( http://www.insee.fr/fr/themes/comptes-nationaux/souschapitre.asp?id=42 )
Je réponds également sur la page en lien
Bonjour.
Interessant article, puisqu'il met en lumiere le probleme fondamental de la dette.
Alors que faire pour eviter une amplification du probleme de la dette ? La solution que je proposerais peut paraitre ridicule, mais visiblement je ne suis pas le seul a le penser (confer les propos de A-J Holbecq): il faut COMPLETEMENT SUPPRIMER L'USURE (autrement dit, les interets sur emprunt) DU SYSTEME FINANCIER MONDIAL ! C'est ca, selon moi, l'un des noeuds du dysfonctionnement du systeme financier mondial, source des crises comme celle que nous vivons maintenant.
Et selon moi, Il ne s'agit pas de supprimer l'usure des Banques centrales tout en permettant aux autres banques de preter a usure aux particuliers et aux industriels. Non. Il faut completement supprimer l'usure du systeme financier mondial. Une banque centrale etatique (et bien regulee!) pourrait repondre a cette creation monetaire denuee d'interets.
Quant aux bourses...je ne sais pas tres bien a quoi serviraient vraiment les bourses dans un systeme financier ou il n'ya pas d'usure (car qu'on se le dise, c'est l'usure qui cree la dette); donc ma proposition est que les bourses soient tout simplement supprimees...et qu'une parite' de change fixe soit etablie entre les valeurs des differentes monnaies nationales de la planete! Au besoin, ces parites pourraient etre reechelonnees, mais dans ce cas des regulateurs financiers devraient s'assurer que ces reechelonnages soient peu frequent (pas plus d'une fois tous les cinq ans, par exemple), ceci afin d'eviter la volatilite' des taux de change que l'on observe dans le systeme actuel.
L'avantage d'un taux de change relativement fixe, c'est qu'il permet de maintenir la survie d'un systeme financier sans taux d'interets. En effet, un des defenseurs de la rente bancaire diraient que l'une des necessites de l'usure imposee par les banques, c'est afin de compenser la perte de la valeur de la monnaie qui pourrait se produire entre la date d'emission du pret et la date de debut de remboursement (c'est effectivement le cas s'il ya eu une inflation durant ce laps de temps). Le maintien d'un taux de change fixe reduit ce probleme, et peut etre meme l'annule (a voir, je laisse aux experts en finance le soin de confirmer ou infirmer ce dernier propos).
En tout cas, belle tribune que vous proposez la!
Cordialement,
Anonyme7
L'année est presque terminée, et on sait dores et dejà que la dette est en augmentation et que la promesse faite, à échéance 2012 ne pourra pas être tenue.
Cette semaine "Le Parisien" publiait un article sur la dette qui affiche un coût de plus de 26 000 Euro par personne, dans un pays où le chômage augmente et où les TPE/PME/PMI paient le plus lourd tribu des divagations mégalomaniaques et cupides des financiers de quelque bord qu'ils soient.
Il faut ajouter à cela que le calcul de la dette se fait sans prendre en compte les données financières sociales, ce qui monte la dette de l'Etat à environ 200 milliards d'Euro et à Plus de 80% du PIB fin 2009.
Les déclarations du Gouvernement, qui se succèdent depuis plusieurs mois (je laisse volontairement de côté celles d'avant la crise), sont défaites par la réalité:
- chômage en hausse continue
- nombre de fermeture d'entreprise (j'en connais personnellement quelques unes qui vont fermer dans le mois qui va suivre), estimé à plus de 80 000 d'ici la fin de l'année 2009
- fausse croissance (reconstitution de stocks qui ont mis des mois à s'écouler) qui marquera obligatoirement une pause par manque de moyens (financier, pouvoir d'achat...) pour consommer.
Tous ces éléments auquels il faut ajouter que l'ensemble des subsides injectés de façon virtuelle (pas d'argent dans les caisses) ne sont pas forcément utilisés de la bonne manière, montrent qu'une restructuration profonde des mécanismes financiers et monétaires doivent être revus de façon drastique, si on ne veut pas aller dans le mur.
Les commentaires du Président de la Cour des Compptes sur l'emprunt futur de l'Etat auprès de la population française, ne sont que des conseils appuyés, et pour le moment on ne voit pas venir de changement majeur sauf sur la Bourse où les financiers se dépêchent de se refaire, comme les joueurs le font au poket, au tiercé ou à d'autres jeux.
Les effets pervers se font dejà sentir même dans les secteurs qui devraient permettre une sortie de crise en douceur : le tissus des PME étant exangue, la perte de compétences étant définitif (surtout pour le PME dont le personnel, du fait de leur métier spécifique, n'a pu être formé qu'en interne), il ne reste comme moyens financiers que les grands groupes et les banques.
On assiste donc de ce fait, à une vieille danse, celle des rachats par les grands groupe de PME du secteur des ENR (énergies renouvelables), or ces rachats comme les fusions sont source de mise au chômage.
La conséquence directe en est, que loin de permettre l'éclosion d'entreprises nouvelles qui aurait permis la conversion de chômeur, ou de travailleurs en instance de l'être, fige les initiatives et accroit l'hégémonie des grands groupes qui ne s'en cachent d'ailleurs pas.
Ces faits à eux seuls, révèlent l'incapacité de souplesse intellectuelle de nos politiques qui restent figés sur d'anciens modèle consacrés par l'obsession du territoire et dépendant (comme l'écrivait Henri Laborit, biochimiste) de notre cerveau reptilien.
Les modèles à créer ont dejà du plomb dans l'aile. Les circuits de formation existent, mais demandez donc à Pôle Emploi de vous financer une formation sur les ENR ou sur le bilan carbone, pour une reconversion, et vous serez surpris dans la pluspart des cas de la réponse qui vous sera faite. La même attitude est à recenser sur la région Ile de France : ces formations ne sont pas conventionnées.
La formation continue est un leurre, surtout du fait du nombre d'organisme existants sur lesquels les contrôles et les informations ne sont pas mis à jour. Combien de ces organismes utilisent inutilement (pour ne pas dire autre chose) les subsides de l'Etat et les fonds versés par les entreprises?
La question est, comment changer de système, en évitant les écueils de l'existant, tout en conservant des acquis qui sont pour certains (d'autres sont obsolètes du fait de la modernisation des moyens techniques et donc des conditions de travail) adéquats, en garantissant les revenus de l'Etat et en appliquant des principes de développement durable et donc d'équité?
Sans être naïf sur la nature humaine, il semble qu'il est temps de changer les règles de nos sociétés et de faire fi des recommandations de nos politiques qui bafouent régulièrement les règles établies et le bon comportement, mais ne se privent pas de tirer avantage de leur position dès que le besoin s'en fait sentir.
Il faut cependant comparer la dette, dont héritent en effet les générations futures, aux actifs DONT ELLES HERITENT TOUT AUTANT. Or la dette représente 2% environ des actifs de la France, même si elle représente largement plus d'une année de budget de l'Etat.
La difficulté est la volatilité de ces actifs. J'ai deux cousins viticulteurs. L'un a vendu ses vignes il y a quatre ans. L'autre a tenu à faire quelques dernières récoltes tant qu'il était valide. Eh bien les vignes sont aujourd'hui invendables. On voit donc que la valeur de ce patrimoine est largement sujette à variation. Les appartements parisiens ne pourront pas rester indéfiniment à 6000 € le m² si les gens qui ont envie de les occuper ne gagnent que 1000 € par mois. On est donc b ien embêté, MAIS :
PARIS = (grosso modo) 1 million d'appartements à 480 000 € en moyenne, soit 480 milliards d'euros. Et ce n'est qu'une partie de la France. Sarkozy a déjà vendu (ou plus exactement bradé) les autoroutes, le réseau ferré peut être loué à d'autres compagnies que la SNCF, etc.
Je connais ce genre d’argument, dans une arithmétique comptable cela semble logique, mais en pratique, il se passe
autre chose, car vendre un actif peut paraître un moyen facile d’éponger une dette. Mais comme son nom l’indique pourtant, mais
qui se voit guère, un actif joue un rôle : il rapporte toujours quelque chose. Au pire il sert au moins de garantie pour les emprunts.
Combien de paysans ont vendu une terre pour solder un compte sans se rendre compte qu’ils ont en même temps vendu le rapport
de cette terre et se sont retrouvé ensuite avec de nouvelles dettes moins solvables par manque d’actifs justement.
C’est comme le joueur au Casino, il croit toujours s’en sortir en rejouant encore, mais au bout de compte il ne lui restera rien.
C’est pourtant vous, Monsieur Paganel, qui m’aviez transmis le texte de Bastia "ce qui se voit et ce qui ne se voit pas" en économie ?
Je serais très intéressé de connaître auprès de qui sont contractées ces dettes ?
Des français ? Alors faisons
comme au Japon où la dette est détenue par les autochtones, globalement le pays n’est pas en dette avec les autre pays, c’est
plus facile à résoudre.
Imaginons que ce soient les fonds de pension américains, pourquoi nous sacrifierions nos retraites pour payer les leurs,
ils n’avaient qu’à choisir des retraites par répartition au lieu de se faire rouler par leur système ingérable. Alors comme
ça ils nous envieraient nos retraites et nous obligerais à payer les leurs ? Pas d’accord.
Imaginons que ce soient des chinois qui placent leurs économies dans nos dettes, s’ils arrêtent de nous prêter c’est leur
commerce qui trouve moins de clients, ils ne peuvent pas gagner sur les deux tableaux indéfiniment, faire du profit dans la
vente et faire du profit sur les prêts qui nous servent finalement à leur payer ces ventes? C’est à eux de gérer ce problème.
Imaginons que ce soient par exemple des capitaux russes, on pourrait alors agir comme ils l’ont fait quand nous leur avions
prêté de l’argent: Les fameux emprunts russes, refuser de payer ou mieux : Nous pourrions les rembourser avec les titres
qu’ils nous avaient remis en garantie à l’époque Ils n’auraient rien à redire c’est leur parole…
Une dette ? J’en connais pas, c’est seulement un chiffre dans une monnaie qui n’a que la valeur de la confiance envers
eux qui l’émettent. Ils ne savent pas gérer, je n’ai plus confiance, cette monnaie n’a donc plus de valeur.