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04-02-2014 à 23:04
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Déjà cette dette ne vient pas d’une culpabilité des états,
car ils ne peuvent tous être fautifs en même temps, mais d’un processus
monétaire qu’il faut comprendre pour pouvoir ensuite proposer des solutions.
La dette en délire
trait

La dette


La dette est née d’une logique de gestion de création monétaire, qui impose aux états d’emprunter aux banques privées, qui elles-mêmes empruntent aux banques centrales qui seules ont le droit d’émettre de la monnaie, avec des critères privilégiant la défense de la valeur de l’argent pour lutter contre l’inflation.

Les banques privées, à partir de la garantie de leurs fonds propres prêtent aux états, aux entreprises et aux particuliers, mais avec le montant réel en caisse, elles peuvent prêter beaucoup plus car quand elles ouvrent un prêt elles ne sortent pas d’argent elles ouvrent seulement une ligne de crédit qui sera comblée plus tard par les remboursements. Les mouvements de monnaie scripturale sont donc beaucoup plus importants que les mouvements de monnaie réelle. ( Une vidéo pour comprendre ou encore une autre plus ludique).

La dette est née dès la fin de la création monétaire par les états sous la pression de Pompidou (banque Rothschild) avec la loi de 1973, puis de l’Europe avec l'article 123 du traité de Lisbonne. Depuis les états ont emprunté et remboursé, or le montant total de la dette actuelle est très proche du montant total des intérêts exigées par les banques depuis le début de cette dette (Pour la France, mais je suppose que des chiffres similaires existent dans les autres pays, informations bienvenues). Vous trouverez ces chiffres sur plusieurs sources, exemple: Cellule de crise.

Finalement l'exigence de profit bancaire est seule en cause, car leur capital est en fait remboursé, tout se passe comme si le besoin monétaire des pays non compensé par l’inflation était transformé en une dette au bénéfice des banques. Les états ne doivent aux banques que leurs demandes d'intérêts. C'est l'exacte différence entre une monnaie qu'ils auraient fait eux-mêmes et celle mise en place par le système actuel, ou seule l'exigence de profit des banques déséquilibre les comptes.

Les banques ne voulaient plus que l’état imprime la monnaie, car cela leur faisait perdre de l’argent sur leurs fonds propres par l’inflation engendrée, alors elles ont fait en sorte de s’en charger et d’empêcher l’inflation par leurs taux d’intérêts.

Mais le besoin monétaire des états est une nécessité, car la croissance est la règle actuelle, alors cette exigence s’est traduite par des crédits. Donc tous ces besoins monétaires se retrouvent inscrits sous une forme d’intérêts aux banques au lieu d’un volume d’impression monétaire. Le volume nécessaire de monnaie a évolué mais pas le volume réel, la différence est la dette, plus exactement les intérêts de la dette puisque le capital lui-même a été remboursé.

L'équilibre n'aurait pu être possible qu'avec une stagnation induite par une limitation extrême de tout emprunt, à terme l'arrêt de toute évolution de nos sociétés. Plus rien ne change c'est le conservatisme absolu, une mort de l'évolution sociale. Mais heureusement les sociétés sont vivantes et leur volonté de vivre est plus forte que les règles, elles ont alors emprunté malgré les règles.

Il n’est pas logique de culpabiliser un pays ou un autre, car tous les pays sont endettés par cette logique, et il n’est pas vraisemblable que tous soient mal gérés quelles que soient leurs dirigeants, même si certains s’en sortent mieux que d’autres. De même une majorité de collectivités et d'entreprises sont endettées, à un point tel qu'il n'est pas possible que toutes puissent être accusées de mauvaise gestion.

Il n’est pas logique d’envisager des plans de rigueur pour rembourser car ils ne conduisent qu’à de plus faibles rentrées fiscales et un frein de l’économie, meilleur moyen pour être privés de moyens de rembourser. Cette idée de retour à l'équilibre voudrait rejoindre cet équilibre idéal décrit ci-dessus. Il induit une régression sociale sans précédents, sur les services publics, les salaires, les aides sociales, la santé, c'est un idéal mortifère de "bonne gestion" qui nie toute notion humaine.

Réfléchissez aussi que si par un miracle de gestion, les états puissent rembourser leurs dettes, que pourraient faire les banques de ces milliers de milliards d'euros, à qui pourraient-elles les prêter, il n'y a rien à part les états qui ont besoin de telles sommes ! Alors que faire de cet argent ? Plus rien, car une monnaie n'a de valeur que parce qu'elle circule. Si elle circule de nouveau, cette énorme masse monétaire va provoquer une inflation gigantesque qui s'installe. Alors respectueuses de leur sacro-saint principe de lutte contre l'inflation, les banques se verraient obligées de détruire tout cet argent. Donc auraient détruit les services et acquis sociaux des pays pour rien !

Il est faux aussi de croire que l’argent est emprunté au taux annoncé, car l’emprunt affecté au budget d’un état voit une partie empruntée correspondre aux remboursements d’un emprunt précédent, donc les taux d’intérêts s’additionnent sur cette partie ! Or cette part remboursement augmente de plus en plus rapidement, et non seulement ce cumul des intérêts est accru mais il s’applique sur lui-même jusqu’à une part de l’emprunt qui dépasse les taux d’usures les plus délirants par une progression mathématique illimitée. N’oubliez pas aussi que les remboursements d’emprunt d’aujourd’hui ne correspondant qu’aux emprunts d’il y a sept ans en moyenne ! Détail de cet effet.

Alors que faire ?


Mathématiquement la solution évidente serait une remise à zéro de la valeur de l'argent. Donc l'écroulement total de la monnaie. Imaginez les conséquences d'un tel évènement, pourtant, si rien n'est fait, c'est évidement ce qui finira par se produire.

Inutile d’espérer que les banques changent un système qui leur donne un pouvoir absolu sur les ouvriers et leurs salaires, sur les entreprises et leurs orientations d’investissement, sur les états eux-mêmes dans leurs choix politiques et même leurs dirigeants. Les banques sont en train de réaliser sur les pays des coups d’état financiers ! Elles n'ont rien envie de modifier.

De même un état ne peut pas annuler sa dette par décret car cela serait un denis des lois internationales, et de là une dérive qui pourrait dégénérer en chaos absolu pouvant rapidement aller à des confrontations guerrières et la planète ne s'en remettrait qu'à très long terme, et l'humanité vivrait une régression dramatique.

Alors puisque ce sont ces lois internationales qui ont généré cette dette,
ce sont ces lois qui doivent être annulées avant tout.

La solution peut passer par l’interdiction de la notion d’intérêt, question aussi vieille que la monnaie, les banques ne peuvent alors vivre que de leurs réelles participations industrielles et commerciales, investissements et prises de parts sociales. Mais cela ne nous sortira pas immédiatement du blocage actuel.

L’autre solution est que la banque centrale soit non seulement autorisée à prêter directement aux états mais émette la masse monétaire nécessaire aux échanges. Cela se traduira par un rattrapage d’inflation énorme car ce sont des décennies de retard qu’il faut combler. Une telle inflation risque de dégénérer en hyperinflation incontrôlable par perte totale de confiance dans le système monétaire.

Une troisième solution: Après avoir changé la loi sur le droit des états de se financer par la banque centrale, envisager de reconnaitre aux banques l’incapacité de les rembourser, et puisqu’elles sont en difficultés de ce fait, les subventionner, si elles le souhaitent, via des emprunts d’états moyennant une prise par les états de participations correspondantes. Autrement dit l’état dit aux banques, "c’est un fait, nous avons exagéré nos emprunts donc ne pouvons pas payer, mais de votre coté vous avez exagéré vos taux, alors après avoir rectifié la règle qui nous a mis dans ce déséquilibre, nous allons ensemble assumer le problème".

Une quatrième solution est de proposer à coté des monnaies actuelles, une monnaie construite sur d’autres bases de telle façon qu’elle ne soit pas convertible par essence avec les monnaies actuelles. Cette concurrence imposera plus de sagesses aux gestionnaires de la monnaie actuelle sans passer par la case hyperinflation. Les pays pouvant régler une partie leurs besoins concrets avec cette monnaie leur permettant de récupérer un équilibre qui leur accordera le répit nécessaire et les rentrées fiscales pour envisager des plans de remboursement.(voir la proposition de monnaie)

Cette sagesse induite par la concurrence est une règle valable dans tous les domaines, un outil monétaire sans rival, un pouvoir sans opposition, des éloges sans critiques ne tiennent pas la route très longtemps. Pour être vivant un système quelconque a besoin de garder un choix possible parmi plusieurs solutions, même pour la monnaie!

Revenez lire cette page qui évolue, car d'autres solutions possibles seront ajoutées, sans passer par cette régression sociale catastrophique, seule solution préconçue par nos dirigeants actuels figés dans leur façon monolitique de concevoir l'économie.

Fond européen de stabilité financière

Page écrite le 21-11-11

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Transcription d'une conférence Trazibule sur la dette (document Word)

Une proposition de monnaie.
La dette de la France
Comment résoudre cette dette
Il existe un taux caché de la dette
Une page reçue à propos de la dette
Article 123 de Lisbonne

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Intervenant David - le 04-02-2014 à 17-57

L'inflation, la déflation, la dette, l'intérêt sont les concéquences du Capitalisme.

Par conséquent si on ne sort pas du Capitalisme, vous aurez beau le réformer, trafiquoter, les conséquences négatives seront toujours là.

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Intervenant Trazibule - le 04-02-2014 à 22-04

La constitution laisse libre les excès de propriété, de salaires, d’autorité des grands groupes capitalistes. Résultat mille associations sont obligée de dépenser une énergie bénévole gigantesque pour se battre contre les méfaits de cette situation de façon éparpillée.
La cause  est pourtant toujours la même : Cette « économie libérale » qui ne pratique précisément pas l’économie et n’accepte le terme libérale que pour la liberté qu’elle s’accorde et interdit aux autres.
Oui il faut sortir de ce capitalisme en pratiquant une « économie »; au sens orignal du terme, économiser nos forces, nos ressources, notre environnement, qui soit libre au sens réel du terme une liberté que l’on ne s’approprie pas au détriment des autres mais qu’on accorde à tous.
Le « capitalisme » constate sa fin prochaine et risque malheureusement de nous pousser à la guerre civile ou autre pour gagner sa survie, c’est pour cela que plutôt de se battre en vain CONTRE lui il vaut mieux se battre POUR construire un autre système économique et social.
C’est ce que je tente sur ce site.
Mes propositions peuvent paraitre incohérentes, car certaines, servent à corriger la situation actuelle, d‘autre à décrire une situation future, mais tant pis faite en ce que vous voulez.

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