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Brouillons pour un projet de constitution



La démocratie

D'abord pourquoi un gouvernement

Le but d’un groupe d’homme est de vivre ensemble de façon Ă  contenter si possible le plus grand nombre et tenter de mĂ©contenter le plus petit nombre sachant que des mĂ©contents peuvent faire beaucoup de dĂ©gĂąts mĂȘme s’ils sont assez minoritaires.

Une organisation de la gestion des biens collectifs est nĂ©cessaire pour optimiser leur rendement et leur partage, dĂšs le dĂ©but de l’humanitĂ© une chasse Ă  plusieurs est plus efficace qu’une chasse solitaire, et le partage des proies doit ĂȘtre Ă©quitable afin de maintenir la cohĂ©sion et la reproduction du groupe nĂ©cessaire Ă  la chasse. MĂȘme les loups ont compris cela !
L’organisation doit donc rĂ©gler aussi les diffĂ©rents individuels, pour les mĂȘmes raisons de cohĂ©sion de la meute.

Par contre la dĂ©mocratie ne se mĂȘle pas des choix personnels, et ne se prĂ©occupe pas des rivalitĂ©s individuelles, sauf si elles risquent de gĂȘner le groupe tout entier. Le but de cette vie collective est de faire en sorte de satisfaire les siens autant que possible et d’assurer leur avenir.

Son rĂŽle

Pour remplir ces trois rÎles organiser les actions communes, partager les biens et régler les différents. Les peuples se sont dotés de chefs ou de gouvernements.

Un chef est celui qui sait mettre en forme l’envie du groupe, il ne formule que l’unitĂ© du groupe sans dĂ©cider vraiment de ses choix. Mais la dĂ©rive est facile vers le tyran quand le chef ne se contente plus d’obĂ©ir Ă  l’image qu’attend de lui le groupe mais dĂ©cide ce qui lui convient en mĂ©prisant ceux qui l’ont mis Ă  ce poste.

Alors ce type de gouvernement finit par gĂ©nĂ©rer un plus grand nombre de mĂ©contents que de satisfaits. D’oĂč ces Ă©volutions de crises en crise, chaque nouveau promu finissant par prendre les mĂȘmes dĂ©fauts que les prĂ©cĂ©dents.

Alors pour calmer ce jeu assez destructeur, les groupes humains ont choisi des formes plus collectives jusqu’aux dĂ©mocraties. Elles ont l’avantage par un systĂšme Ă©lectoral de suivre les choix du plus grand nombre et donc de minimiser le nombre de mĂ©contents.

Dérives démocratiques

Il est tentant pour une chef d’état comme pour une dĂ©mocratie de faire le bonheur du plus grand nombre en exploitant une minoritĂ©. Ce systĂšme Ă  l’inconvĂ©nient de dĂ©truire cette minoritĂ© Ă  terme, et le groupe devra s’inventer d’autres minoritĂ© pour continuer Ă  crĂ©er sa richesse de cette façon. A terme ces groupes sociaux disparaissent faute de personnes restant Ă  exploiter en interne ou doivent se heurter Ă  leurs voisins pour garder leur unitĂ©. Une dĂ©mocratie se doit donc de reconnaitre l’existence de ses minoritĂ©s et leur donner voix de dĂ©cision jusqu’au vĂ©to. Mais cela rend la gouvernance plus problĂ©matique.

La qualitĂ© d’une dĂ©mocratie devrait se juger Ă  la qualitĂ© de vie du plus faible de ses membres (constitution Suisse). L’application d’un tel objectif interdit la dĂ©rive vers une exploitation des minoritaires mais ne suffit pas pour interdire l’exploitation d’un peuple Ă©tranger.

Variantes démocratiques

Ce principe démocratique peut prendre plusieurs formes, je ne suis pas compétent mais voilà ce que je crois avoir observé.

Démocratie représentative :

Cette dĂ©mocratie est construite sur l’élection de reprĂ©sentants provisoires, rĂ©guliĂšrement remis en cause Ă  l’élection suivante. On constate que bien dans bien des cas, ces reprĂ©sentants sont tentĂ© de repousser ad aeternam la tenue de nouvelles Ă©lections afin de garder leurs postes, voir de modifier les systĂšmes Ă©lectoraux ou les circonscriptions pour rester en place le plus longtemps possible. Ce systĂšme reste donc trĂšs dĂ©pendant du systĂšme Ă©lectoral mis en place car bien que nos habitudes n’aient pratiquĂ© que le systĂšme le plus sommaire : le vote unipersonnel, il existe de nombreuses variantes possibles avec des rĂ©sultats trĂšs diffĂ©rents tant dans les Ă©lus sĂ©lectionnĂ©s que dans l’esprit de la sĂ©lection ou l’impression de participation de la part des Ă©lecteurs.

Avec ce systĂšme le groupe ne s’exprime que quelques secondes Ă  chaque renouvellement de mandat et en gĂ©nĂ©ral d’une façon extrĂȘmement simpliste et affective. L’essentiel des choix est alors moins issu d’une comprĂ©hension des projets que du charisme du candidat. CompĂ©tence, et validitĂ© du programme importe beaucoup moins que la prestance et l’art du discours. Ainsi les français s’expriment durant une seconde par leur bulletin, et se taisent pendant cinq annĂ©es.

DĂ©mocratie directe :

Une autre solution est une participation de tous aux dĂ©cisions, chacun faisant objet d’un dĂ©bat et d’un vote, mais cette solution est extrĂȘmement gourmande en Ă©nergie et en temps et beaucoup de citoyens prĂ©fĂšrent vaquer Ă  leurs occupations que de s’occuper de problĂšmes complexes compliquĂ©s de dĂ©bats Ă©puisants. Ce systĂšme s’enlise dans des tergiversations infinies dĂšs que le nombre des citoyens devient consĂ©quent. La dĂ©mocratie Suisse s’approcherait de ce modĂšle avec des rĂ©fĂ©rendums d’initiative populaire.

DĂ©mocratie participative :

Une solution intermĂ©diaire oĂč les affaires sont confiĂ©es Ă  des Ă©lus mais oĂč des groupes d’électeurs peuvent manifester leurs volontĂ©s Ă  tout moment et prendre part Ă  des questions qu’ils jugent essentielles, quitte Ă  remplacer leurs reprĂ©sentants avant la fin de mandat s’il ne convient plus, par des procĂ©dures lĂ©gales. Mais dans ce cas ceux qui participent ne prĂ©jugent pas des choix des absents, les participations Ă©tant volontaires, des groupes de pression, Ă©conomiques ou idĂ©ologiques trĂšs organisĂ©s, peuvent faire imposer leurs idĂ©es Ă  tous.

DĂ©mocratie technocratique

Citons enfin le cas des technocraties ou un petit groupe reconnu pour une compĂ©tence particuliĂšre dĂ©cide pour l’ensemble, que ce soit une compĂ©tence d’ñge ou d’expĂ©rience, conseil des anciens, une compĂ©tence religieuse thĂ©ocratie, une compĂ©tence technique ou autre. L’inconvĂ©nient est que cette compĂ©tence, en gĂ©nĂ©ral assez spĂ©cialisĂ©e, ignore une partie importante des avis de ses sujets d’autant plus qu’elle s’auto-juge Ă©lite mĂ©ritante dĂ©tenteurs de tous les savoirs, et regroupe un arĂ©opage de personnes ayant tous plus ou moins les mĂȘmes convictions au point de les croire comme les seules options valables. Mais cette ignorance voir ce mĂ©pris des autres risques d’entrainer un grand nombre de mĂ©content. Un capitaine aussi compĂ©tent soit-il en navigation peut ignorer le moral de ses matelots et se retrouver face Ă  une mutinerie. Nos sociĂ©tĂ©s sont parfois un peu dans cette optique oĂč une classe Ă©conomique mĂ©diatique et politique, a tendance Ă  vivre de plus en plus sur elle-mĂȘme. Elle dirige, gĂšre et exprime ses propres idĂ©es, au point de se croire dĂ©tentrice d’une autoritĂ© naturelle. ConfortĂ©e par une lecture de l’histoire lui confĂ©rant un droit comme normalement issu de l’évolution. Ce n’est plus un pouvoir de droit divin mais un pouvoir de droit « darwinien » ?

Pourtant des symboles rĂ©vĂ©lateurs de reproduction de classes dominantes sont lĂ , ainsi les enfants des leaders politiques deviennent Ă  leur tour leader politiques, autre symbole, les « nouveaux venus » rencontrent d’énormes difficultĂ©s Ă  s’inscrire parmi eux, citons les itinĂ©raires politiques de Coluche, de Tapie ou d’autres, sur des modes pourtant tout Ă  fait diffĂ©rents.

Démocratie aléatoire (Stochocratie)

Les dĂ©cisions sont prises par des reprĂ©sentants choisis au hasard. Cette solution permet Ă  tous l’espoir de jouer un jour ou l’autre leur rĂŽle. Dommage que cela risque de mettre aux dĂ©cisions des gens d’une grande incompĂ©tence, c’est pourquoi il faut complĂ©ter ce systĂšme par une prĂ©sĂ©lection de morale et de compĂ©tence, avec la question pas du tout subsidiaire du choix des arbitres et des mĂ©thodes de sĂ©lection.

Techniques possibles de représentativité

J’ai dĂ©veloppĂ© sur d’autres page ces techniques qui ont l’avantage de favoriser les rassembleurs au lieu diviser le groupe par des leaders concurrents, contrairement Ă  ce que gĂ©nĂšre le systĂšme de scrutin Ă  deux tours actuellement pratiquĂ© en France. Ce scrutin donne une stabilitĂ© rĂ©elle au gouvernement, mais comme les votes ne sont plus sincĂšres mais motivĂ©s par des options stratĂ©giques trĂšs bien mises en scĂšne par les mĂ©dias et leurs sondages, je crois que le gouvernement rĂ©sultant est trĂšs loin des aspirations rĂ©elles de ses Ă©lecteurs. J’ai Ă©mis d’autre part de fortes critiques sur les votes Ă©lectroniques, et rĂ©flĂ©chi Ă  des solutions diffĂ©rents pour constituer le dĂ©coupage des circonscriptions. J’ai aussi Ă©mis des propositions sur la validation des discours politiques et sur la surveillance du respect des mandats accordĂ©s.

Démocratie par représentation et en logique hiérarchique :

Il est tentant de faire des dĂ©mocraties locales qui seront reprĂ©sentĂ©es au niveau national par quelques leaders. Mais ce systĂšme contient un inconvĂ©nient rĂ©el: Si dans chaque groupe une tendance est minoritaire mĂȘme Ă  49%, chaque groupe en dĂ©lĂ©gant son reprĂ©sentant c'est-Ă -dire celui de l’option majoritaire entraine qu’au niveau national c’est 100% de l’option majoritaire qui s’exprime, la minoritĂ© est niĂ©e, et nous retombons dans le risque de nuisance des mĂ©contents.

Le principe dĂ©mocratique n’est donc pas transitif d’un niveau Ă  l’autre. Ce qui peut fonctionner Ă  un certain niveau ne fonctionne pas au niveau gĂ©nĂ©ral.

Une autre solution serait la DĂ©mocratie proportionnelle :

Pour pallier Ă  cet effet la solution proportionnelle propose une Ă©lection nationale parmi un grand nombre de personnes. L’inconvĂ©nient est que le lecteur ne connait pas les candidats, Ă  par les rares qui lui sont proche. Ainsi dans l’hypothĂšse d’une Ă©lection europĂ©enne, il semble probable que chacun choisirait plutĂŽt pour le candidat de son pays, ce qui finalement ne rĂ©unirait pas une majoritĂ© trĂšs cohĂ©rente. Alors pour palier Ă  cela les partis proposent des listes, afin que le choix se fasse en fonction de sensibilitĂ©s entre diffĂ©rents programmes. Mais cette logique entraine toujours une distance entre l’élu et ses Ă©lecteurs, et la majoritĂ© rĂ©sultante risque fort de s’éparpiller entre s tendances contradictoires en s’enliser entre des procĂ©dures stratĂ©giques fort Ă©loignĂ©es de la recherche de l’optimum collectif.

Cherchons des pistes de réflexion sur la démocratie

Nos sociĂ©tĂ©s sont complexes et ces organisations de groupes ne sont pas univoques, s’organiser pour crĂ©er et gĂ©rer des biens, pour dĂ©fendre son territoire, pour rendre justice, pour animer des festivitĂ©s ou gĂ©nĂ©rer un idĂ©al social relĂšve de structures diffĂ©rentes souvent en cohabitations les unes avec les autres. De plus suivant l’objet Ă  dĂ©cider, les structures rencontrent de problĂšmes de dimension, dĂ©cider au niveau du village, du dĂ©partement ou de l’état entraine des questions de communication et de comprĂ©hension des choix trĂšs diffĂ©rentes. On ne dĂ©bat pas d’un problĂšme avec les mĂȘmes procĂ©dures Ă  100 personnes Ă  10000 ou Ă  un million de personnes.

Les choix de valeurs en démocratie

Reste aussi une autre dimension, quelles valeurs doivent dĂ©fendre un gouvernement ? Ceux de nos pays aujourd’hui n’ont plus qu’une seule valeur en tĂȘte l’économie, toutes les autres valeurs sont devenues marginales. Or il n’en a pas toujours Ă©tĂ© ainsi, la grandeur de la France valeur affective a longtemps Ă©tĂ© prioritaire aux considĂ©rations Ă©conomiques, en d’autres temps c’était sa puretĂ© religieuse, un pays comme le Bhoutan a dĂ©cider de privilĂ©gier un indice du bonheur Ă  la place du PIB, certaines dictature n’ont qu’une valeur la grandeur de leur dictateur.

Un pays comme une dĂ©mocratie se construit d’abord sur des valeurs communes, mais pas sur des objectifs pragmatiques, c’est pour moi Ă  l’évidence ce qui manque Ă  l’Europe, engluĂ©e dans ses mesquineries Ă©conomiques elle ne soulĂšvera jamais l’enthousiasme des peuples. C’est de ces valeurs que dĂ©coule l’énergie nĂ©cessaire Ă  la mise en place des logiques d’organisation, ce sont elles qui servent de fondement pour rĂ©gler les diffĂ©rents.

Exemples : DĂ©cidez que l’écologie soit cette valeur commune, les choix de dĂ©cisions se simplifient, l’option la plus respectueuse de l’environnement s’impose. DĂ©cidez que ce soit la paix sociale la premiĂšre valeur, de toutes les options possibles c’est celle qui tisse le plus de liens sociaux qui s’impose.

Quand un peuple se donne une vraie valeur, un objectif commun, le reste devient facile.

Valeurs individuelles

Les Droits de l’homme sont actuellement connus par tous, y compris par ceux qui font tout pour ne pas les appliquer, ainsi la Chine connait ces droits et se dĂ©brouille comme elle peut pour s’y soumettre le moins possible.

Valeurs collectives

Droits et biens collectifs des peuples : ces valeurs ne sont pas vraiment entrĂ©es dans l’esprit de tous. D’oĂč viennent-ils ? Si vous lisez les droits de l’homme, il est difficile d’y faire correspondre des valeurs telles que l’écologie, ou mĂȘme la gestion publique de l’eau. Individuellement, l’homme a droit Ă  la qualitĂ© de son environnement, mais cela ne s’obtient que par une volontĂ© collective fortement entravĂ©e par des droits tels que la notion de propriĂ©tĂ©.

Par exemple cette notion de propriĂ©tĂ© induit l’idĂ©e qu’il faut laisser Ă  l’initiative individuelle l’appropriation des entreprises, en prĂ©supposant que la recherche prioritaire de profit puisse apporter en fin de compte le bien Ă  tous. La rĂ©alitĂ© dĂ©montre en gĂ©nĂ©ral le contraire, le profit croit souvent quand le service perd en qualitĂ©.

Les services publics tels que la santĂ©, la solidaritĂ© ou la justice, relĂšvent du groupe social bien plus que des droits individuels. L’écologie qui respecte non seulement l’homme mais tout son environnement y compris les droits des animaux qui le peuplent s’inscrit trĂšs mal dans un droit individuel, surtout quand ces droits sont immĂ©diats et ne prĂ©sument pas des consĂ©quences Ă  long terme.

Les droits des peuples en cours d’écriture, doivent contenir ces notions d’avenir Ă  long terme, ils peuvent inclure les notions Ă©cologiques, promouvoir tous les services publics et construire des outils pour imposer le droit Ă  la paix entre les peuples, ce qui n’entre guĂšre dans les logiques Ă©conomiques dominantes actuelles qui font parfois de la guerre ou de la vente d’armes un paramĂštre Ă©conomique comme un autre.

Des chartes successives commencent Ă  apparaitre dans ces directions, mais je considĂšre que l’écriture d’une vraie table des droits collectifs des peuples aussi solide que celle des droits de l’homme reste Ă  peaufiner.

L’échec de la valeur Ă©conomique

Paradoxalement l’argent n’est pas une valeur mais seulement un moyen d’échange qui n’ouvre guĂšre que l’expression des Ă©goĂŻsmes.

Aujourd’hui la prioritĂ© des valeurs Ă©conomiques a exclu tout un pan de dĂ©cisions du champ dĂ©mocratique pour le mettre dans une forme de technocratie financiĂšre autonome qui se permet mĂȘme de dicter ses lois aux parlements ! (traitĂ© de Lisbonne) au mĂ©pris de toute Ă©coute des dĂ©sidĂ©ratas populaires.

Or une compĂ©tence ne fonctionne que sur la confiance, qui peut juger de cette compĂ©tence ? Pas les moins compĂ©tents, soyons logiques, alors il faut imposer cette confiance sinon cela ne fonctionne plus. C’est pour cela que ce mot « confiance » est tant prĂ©sent dans les discours politiques actuels. Toute la monnaie n’est fondĂ©e que sur cela.

Nous sommes donc dans le cas d’une classe dominante outillĂ©e pour se rendre majoritaire dans un systĂšme de vote qu’elle organise pour cela, (quitte Ă  nier sans vergogne les votes qui ne lui conviennent pas). Mais cette classe est minoritaire et le systĂšme continue par la chute dans le travers dĂ©crit plus-haut ou il faut sauver les uns aux dĂ©triments des autres quitte Ă  trouver sans arrĂȘte de nouveaux groupes sociaux Ă  exploiter, (les dĂ©localisations, immigrations, tiers monde). Nous sommes proche d’une crise de nos systĂšmes dĂ©mocratiques, qui ont sombrĂ© dans la technocratie et ses consĂ©quence, la mise en scĂšne de ses prĂ©tendus avantages dans une spectaculaire manipulation mĂ©diatique, ou chacun ajoute sa part de peur de perdre ses derniers acquis restants.

Comment construire une démocratie ?

La dĂ©mocratie gĂšre par la loi du plus grand nombre alors qu’il est dĂ©montrĂ© nulle part que le plus grand nombre Ă©tait dĂ©tenteur de la vĂ©ritĂ©.
Mais les idĂ©es nouvelles existent comment peuvent elles s’exprimer dans ces processus actuels, d’abord elles n’ont ni compĂ©tence reconnue, ni expĂ©rience historique, ni majoritĂ© numĂ©rique, c’est le propre des idĂ©es neuves. La loi du plus grand nombre fondement de la dĂ©mocratie va logiquement les rejeter,

Propositions :

Je pense qu’il faut construire la dĂ©mocratie un peu diffĂ©remment :
Puisque qu’une dĂ©mocratie n’est pas univoque, elle a des rĂŽles multiples et des groupes diffĂ©rents et des objectifs contradictoires, alors dissocions les circuits de proposition des circuits de reprĂ©sentation, comme nous avons su dissocier la dĂ©cision (le lĂ©gislatif) des circuits de la rĂ©alisation (l’exĂ©cutif) quand c’est respectĂ© bien sĂ»r ce qui n’est plus le cas en France au mĂ©pris de la constitution.

Circuits médiatiques

C’est concrĂštement crĂ©er des pouvoirs indĂ©pendants : L’information la recherche et l’instruction doivent ĂȘtre un pouvoir Ă  part entiĂšre, au mĂȘme titre que la justice.
Ainsi les circuits d’émergence des idĂ©es passent par d’autres voies que l’élection et la loi du nombre.
Les spĂ©cificitĂ©s minoritaires pourront alors s’exprimer et se faire connaitre. Ainsi s’expriment les aspirations de tous pour tous sans oublier le plus faible de tous ses membres.

Exécutif

Le pouvoir exécutif étant le plus ancien de tous les pouvoirs, est le mieux compris. Pourtant il varie beaucoup.
Au dĂ©part ce pouvoir est celui du chef du village qui dĂ©tient ce pouvoir que parce qu’il sait donner l’ordre de faire ce que tous ont plus ou moins consciemment envie de faire, en devenant seulement l’expression formelle du sentiment collectif. Mais ce pouvoir peut dĂ©river jusqu’au dictateur qui n’en fait qu’à sa tĂȘte quitte Ă  contrecarrer jusqu’à une grande majoritĂ© de son peuple pour son plus grand malheur.
C’est ce pouvoir qu’il faut le plus encadrer par des rĂšgles pour maintenir le principe dĂ©mocratique du droit de tous obtenu par le pouvoir donnĂ© prioritairement au peuple.

Moyens matériels

De mĂȘme l’organisation des moyens matĂ©riels, l’économie doivent ĂȘtre les moyens d’atteindre les buts dĂ©signĂ©s par la dĂ©mocratie, contrairement Ă  la situation actuelle oĂč l’économie ressemble de plus en plus au but de toutes nos actions.
Le but d’une dĂ©mocratie n’est pas de travailler Ă  l’équilibre Ă©conomique, c’est Ă  l’économie de se mettre au service des aspirations de la dĂ©mocratie. L’économie est fonciĂšrement en dĂ©sĂ©quilibre puisqu’elle travaille sur la volontĂ© de dĂ©gager de la marge, si elle travaille Ă  la rĂ©alisation du bien sociaux, elle n’a mĂȘme plus besoin d’ĂȘtre en Ă©quilibre. L’exemple est visible en situation de guerre ou aprĂšs guerre quand toute la sociĂ©tĂ© a besoin de son Ă©nergie pour se reconstruire, il n’est plus question d’équilibre de l’économie. Quand il existe un idĂ©al puissant, les comptes suivent toujours.

Proposition : Vers une démocratie en cinq pouvoirs :

La dĂ©mocratie a besoin de cinq facettes pour s’équilibrer : LĂ©gislatif qui dĂ©cide de la vocation et des choix Ă  long terme, le mĂ©diatique avec les circuits de connaissances recherche et formation, l’exĂ©cutif pour la gestion, il organise la mise en Ɠuvre de ces buts sur tout le territoire, l’économique, cheville ouvriĂšre dĂ©termine les moyens pour atteindre les buts choisis par le lĂ©gislatif, le juridique veille Ă  la paix et Ă  la cohĂ©rence entre les rĂšgles et leur respect.

Chacun de ses cinq pouvoirs ont leurs modes de représentation et de décisions propres, ayant leurs dimensions particuliÚres.

Comparaison n’est pas raison mais cela aide Ă  comprendre : Quelques images pour mieux dĂ©crire une dĂ©mocratie en cinq pouvoirs indĂ©pendants :

Un homme imagine, puis dĂ©cide, puis il s’organise, se met au travail, enfin juge du rĂ©sultat :

  1. A l’origine existe l’affectif, la recherche, le rĂȘve l’imagination, aidĂ©e par la connaissance et l’instruction.

  2. Ensuite l’esprit, la raison, l’intelligence rĂ©flĂ©chi et choisi la dĂ©cision avec bon sens.

  3. Ensuite il s’organise pour acquĂ©rir les outils et moyens nĂ©cessaires, il trace les plans et prĂ©voit son temps.

  4. AprĂšs il Ɠuvre suivant le plan voulu, le corps travaille il gĂšre sa fatigue et Ă©quilibre ses Ă©nergie.

  5. Enfin il contemple et critique l’ouvre rĂ©alisĂ©e, corrige ses imperfection et met en Ă©vidence les dysfonctionnements Ă  amĂ©liorer.

En détaillant :

  1. Le pouvoir MĂ©diatique, C’est l’affectif la compassion, l’écoute du social, la partie rebelle, iconoclaste, la dimension de l’amour nĂ©cessaire Ă  la cohĂ©sion des hommes, les chercheurs, les enseignants, les journalistes, tous ceux qui mettent en scĂšne et rĂȘvent d’un idĂ©al meilleur. L’observation, l’imagination en toute libertĂ©. L’espoir et la passion.

  2. Le pouvoir lĂ©gislatif, C’est la raison, l’écoute des autres, le consensus, les dialogues, la diplomatie et l’art de convaincre, l’étude de prospective, et la critique des autres qui permet une dĂ©cision, l’approbation et l’engagement si possible de tous.

  3. Le pouvoir exĂ©cutif, c’est la gestion l’organisation du partage, la gestion des services et la mise en place pour tous du respect de siens collectifs, l’ordre et la cohĂ©rence. L’organisation des services publics du territoire et de la solidaritĂ©.

  4. Le pouvoir Ă©conomique. L’idĂ©al s’est exprimĂ©, la dĂ©cision fut prise, l’organisation est en place, il faut se mettre au travail trouver les moyens et les techniques, calculer et financer, rĂ©partir les tĂąches, et les spĂ©cialitĂ©s. Motiver les acteurs, entrainer les Ă©nergies individuelles, Agir et contrĂŽler pour le meilleur rĂ©sultat possible.

  5. Le pouvoir judiciaire : La critique, celle qui juge et sanctionne les incohérences qui met en scÚne les disfonctionnements nécessaires à la recherche de la perfection, qui contrÎle si les idéaux exprimés sont cohérents avec les pratiques. La justice rempli ses trois rÎles : - ProtÚge la société contre les égoïsmes et les violences, - Corrige, punit ou pardonne, impose des peines pour que les fautifs se remettent en cause, - Elle observe les disfonctionnement sociaux et renvoie aux décideurs, les conséquences de leurs actes.

Page Ă©crite le 29-01-2011

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Critique de ce texte par Horst Gruetzke

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Intervenant MoZyGuS - le 31-01-2011 Ă  21-50

Un article d'encyclopédie à la limite de la poésie...

TrĂšs belle description de la dĂ©mocratie idĂ©ale en 5 points ou 5 faces d'un mĂȘme objet, tous pointant vers une autre direction mais appartenant Ă  la mĂȘme entitĂ©. Tel un "rubicube gĂ©ant".

Par contre concernant l'organisation de l'article, j'ai quelque peu de mal Ă  en saisir la logique : peut-ĂȘtre qu'un classement par ordre alphabĂ©tique ou par grande classe ou thĂ©matique ne lui ferait pas de mal.

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Intervenant Philippe derudder - le 01-04-2011 Ă  16-28

Bonjour,

J'aime cette rĂ©flexion et suis sĂ©duit par une dĂ©mocratie reposant sur 5 pouvoirs indĂ©pendants. J'en rajouterais un 6eme, le pouvoir monĂ©taire. Actuellement le pouvoir monĂ©taire est entre les mains des banques privĂ©es. Il ne peut y avoir de dĂ©mocratie dĂšs lors que la monnaie sert uniquement les intĂ©rĂȘts de quelques uns. la monnaie est une dette de la nation toute entiĂšre Ă  l'Ă©gard du travail, fourni par son  peuple. Elle est donc par nature un bien public dont la gouvernance doit ĂȘtre inspirĂ©e et contrĂŽlĂ©e par le peuple. Ainsi la monmaie pourra-t-elle ĂȘtre au service de la Nation et non au service de quelques uns.

Cordialement

Philippe derudder

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Intervenant Trazibule - le 01-04-2011 Ă  20-41

La monnaie est pour moi un outil indĂ©pendant de tout pouvoir, c’est un langage d’échange qui doit effectivement ĂȘtre directement celui des peuples et non gĂ©rĂ© par quelque autoritĂ©. Je ne crois pas que la monnaie puisse ĂȘtre sainement gĂ©rĂ©e par une instition spĂ©cialisĂ©e aussi honnĂȘte soit-elle. Car dans tous les cas, cette institution Ă©tant elle-mĂȘme utilisatrice de monnaie se retrouvera en quelque sorte juge et partie, mĂȘme contrĂŽlĂ©e elle risque vite de devenir trop puissante pour ne pas se libĂ©rer de ce contrĂŽle, exactement comme le pratiquent actuellement les banques Ă  leur plus grand profit.

Je  vous invite Ă  parcourir mes pages de propositions Ă  propos de la monnaie, qui ne sont pas encore abouties, mais  j’ai la prĂ©tention d’avoir trouvĂ© une piste  possible.

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Intervenant Bal - le 09-12-2011 Ă  18-14

Reste à approfondir la question des votes. Il n'y a rien d'idéal dans la sélection des représentants. A l'école, le meilleur est celui qui a les meilleures notes. Et c'est souvent mérité. A la place d'un vote pour un seul nom, ne pourrait-on pas imaginer un vote par points ? On donne des points à tous les candidats (ou toutes les options) , avec quelques rÚgles de répartition à définir; celui qui obtiendrait le plus grand nombre de point serait élu...

La dĂ©mocratie est la loi de la majoritĂ© , mais garantit le respect de la minoritĂ©. Pourtant, il peut y avoir des contradictions insurmontables entre ces deux parties. Alors, suivont une rĂšgle de conduite : quand la majoritĂ© prend une dĂ©cision, elles doit toujours se demander si cette dĂ©cision pourrait ĂȘtre acceptable par la minoritĂ© en se mettant en position d'ĂȘtre elle-mĂȘme une telle minoritĂ©. Autrement dit : on n'impose pas aux autres ce qu'on n'aimerait pas qu'ils nous imposent.

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Intervenant Trazibule - le 11-12-2011 Ă  19-36

Le vote unipersonnel qui choisi une personne parmi tous les candidats conduit Ă  Ă©lire des leaders et diviser la population des Ă©lecteurs ne deux camps.

C'est pourquoi je propose depuis longtemps le vote multi-personnel et que j'expérimente plusieurs solutions sur ce site.

Quand à la démocratie, le problÚme est complexe, pour ma part je pense qu'il faut surtout séparer les circuits d'émergences des propositions nouvelles forcément minoritaires, du circuit de prise de choix et de décisions qui de son coté doit chercher plus à le léser si possible personne qu'à contenter la seule majorité.

Voici un petit conte pour illustrer la vie démocratique.

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Intervenant Bal - le 12-12-2011 Ă  10-04

Bien intĂ©ressant ce petit conte portant sur la construction d'un pont. Mais il n'est pas d'hier qu'en motivant ses semblables, tout devient possible. NapolĂ©on galvanisait ses troupes "du haut de ces pyramides, quarante siĂšcles vous contemplent"; Henry V d'Angleterre galvanisait dĂ©jĂ  ses hommes avant la bataille d'Azincourt (ou de CrĂ©cy?), puis devant l'hĂ©catombe des chevaliers français il a dit " Ils ont Ă©chouĂ© parce qu'ils n'ont pas commencĂ© par bĂątir le rĂȘve".

Comme il s'agissait d'hommes pouvant perdre la vie dans ces combats, la motivation devait ĂȘtre trĂšs forte. C'est donc une mĂȘme motivation qui doit nous porter Ă  changer la sociĂ©tĂ©. Trazibule nous fait parfois rĂȘver, et ce, en utilisant la raison ou l'intelligence, ce qui est cent fois plus difficile que d'utiliser la haine ou l'Ă©sotĂ©risme religieux.

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