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L'instruction ou l'éducation
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Que ce soit l'instruction, l'enseignement, l'éducation, etc. l'école participe à tout et doit tout faire, en compagnie de la famille, de l'environnement social, des médias.
Le distingo entre ces notions de "construction" d'un enfant est utile, mais chacun des acteurs sociaux est concerné par toutes. Il est néfaste de cloisonner le rôle de chacune des institutions dans une de ces notions plutôt qu'une autre.
A l'école, on a entendu dire : "repasser les chemises, c'est le travail des filles". Mais ce n'est pas à l'école que cette abomination a été enseignée, ce n'est pas de cette façon qu'on y "construit" ou "instruit" un jeune, ce n'est pas ce qu'on y "enseigne" non plus. C'est bien la famille qui est responsable de cela.
Pourtant, il ne faut pas négliger le rôle de la famille dans le développement affectif des enfants, dans le rôle qu'elle prend pour développer la reconnaissance de l'Autre. Mais le cadre familial est loin d'être suffisant.
Bref, l'enfant va se "construire" de sorte à s'adapter à l'environnement.
En fait, il manque une notion, un mot même, pour désigner un des rôle de l'environnement : le développement de l'adaptabilité. "L'Adaptabilationnement" ? Le mot est ridicule. Il faut trouver un mot plus fort, plus convaincant. La faculté de s'adapter n'est elle pas l'intelligence ? . Mais quel mot pour désigner la méthode pour développer l'intelligence ? Si toutefois il n'y a qu'une façon d'être intelligent !
Enfin, se "construire", c'est un peu se figer dans une forme d'être. Le contraire de s'adapter.
Constuire un enfant pour lui permettre de se déconstruire... En toute liberté de sorte à s'adapter. Il semble que c'est le meilleur cadeau à lui faire.
L'éducation européenne?
D'abord, un combat fait rage actuellement pour distinguer les notions d'éducation, d'enseignement, d'instruction.
Chacun assigne à l'école, à la famille, aux médias, un rôle dans chacune de ces notions.
Un enfant a déclaré : "repasser les chemises, c'est le rôle des filles".
Ce n'est pas à l'école qu'on a enseigné cette abomination, mais il semble bien que c'est dans la famille. Cependant, le rôle de la famille n'est pas à rejeter: un enfant y trouve un milieu propice au développement de l'affectivité sans laquelle il ne peut y avoir de vie sociale future.
On veut "construire" un enfant pour le rendre adulte. Construire, "Instruire" sont des façons de le rendre sociable et de lui rendre la vie possible dans son environnement. Mais construire, bâtir, c'est un peu "figer" un jeune. Or, il sera vital pour lui d'être capable de s'adapter, le contraire de "figer". Il faut le rendre intelligent. Et ça, c'est le rôle de toutes les institutions : la famille, l'école, les médias etc. Il ne faut pas figer le domaine d'influence des institutions. Elles doivent toutes participer à l'éducation, l'enseignement, l'instruction, et bien d'autres actions débouchant sur la création d'un être libre, d'un humain capable de vivre bien.
Pour ce qui est de l'Europe, des mini-institutions variées ont vu le jour : Erasmus, Amicus, Leonardo da Vinci, Cominius, le service civil européen, Jules Vernes etc. Mais toutes ces heureuses initiatives ont deux défauts :
1 - Elles ne concernent, bon an, mal an, que 250 000 à 300 000 jeunes européens, alors qu'une classe d'âge fait 6 000 000 de jeunes en Europe.
2 - Elles sont souvent trop élitistes, ne concernent que des étudiants ou des jeunes baignant dans une culture propice.
Notre association propose donc une solution : la création d'une année scolaire européenne (ASE) pour TOUS les jeunes européens hors de leur pays d'origine (à partir de 16 ans ou après les études). Elle serait gratuite, laïque et obligatoire (ou fortement incitative). Elle se ferait dans des campus, creusets de l'Europe. On y travaillerait en mixité sociale, sexuelle et internationale absolue pour y apprendre la langue du pays d'accueil et l'anglais fédérateur. Pour créer le citoyen européen, on bâtirait des réseaux de conscrits représentés par de élèves élus par leurs pairs. Le tout baignant dans la qualité (enseignants nationaux motivés et locaux adaptés).
La question est de savoir si on doit créer des institutions administratives et commerciales puis mettre des citoyens dedans ou au contraire créer des citoyens qui élaboreront ensuite des institutions propices.
Apparemment, les institutions qui ont été mises en place jusqu'ici n'ont pas réussi, ni commercialement, ni administrativement (consultations démocratiques rejetant les propositions ensuite imposées). Ne devrait-on pas créer le citoyen d'abord et ne pourrait-il pas créer ses institutions ensuite ? C'est la proposition que nous faisons.