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Brouillons pour une constitution



Le pouvoir d'achat



Aujourd’hui notre pouvoir d’achat est en baisse, nos dirigeants veulent agir sur ce pouvoir d’achat mais le pouvoir d’achat ne se décide pas, il n’est que la conséquence d’un fonctionnement économique complexe.


Parmi les solutions proposées à ce jour :


Comment agir sur le pouvoir d’achat ?

D’abord le comprendre :

Il résulte du rapport entre la quantité de marchandise disponible et des moyens de paiement des acheteurs.

S’il y a plus la marchandise que de moyens d’achat les prix auront tendance à baisser, inversement si la demande est forte les prix montent.

Mais pour cela il faut d’abord qu’il y ait de la marchandise disponible :
Les sources de marchandises sont soit le travail réalisé dans le pays, soit des importations.

Un pays qui produit beaucoup, se retrouvera avec beaucoup de marchandises, et si sa monnaie est forte il pourra aussi acquérir beaucoup de marchandises à l’étranger. De plus cette même monnaie surévaluée peut freiner ses exportations et remplir les étals locaux quand vendre à l’exportation devient moins rentable à cause d’un prix élevé, le vente se fait donc sur place.

Ces deux effets cumulés devraient avoir tendance à générer un surcroît local de marchandise quand un pays produit beaucoup et possède une monnaie forte. Le pouvoir d’achat devient très correct.

Mais si le pays produit très peu par lui-même, il doit tout acheter à l’extérieur, résultat sa monnaie quitte le pays, surtout si elle est forte, et devient une source d’inflation. Chaque achat réduit le train de vie du pays tout entier. Une dynamique des échanges se met en place qui pompe littéralement toutes les liquidités du pays peu productif. Des habitudes de consommations de produits exotiques remplacent les consommations locales. Le pouvoir d’achat s’écroule.

S’il n’est donc pas suffisant d’avoir une bonne monnaie, il est indispensable d’avoir avant tout une bonne production locale de marchandises ou de services.


La mesure du pouvoir d'achat

Quand le statisticien estime le pouvoir d'achat d'un groupe, il peut passer sous silence sa répartition. Ainsi si l'un achête 100 et l'autre 0 cela ne donne pas un pouvoir d'achat à 50. Si la marchandise existe et que la monnaie est disponible il existe donc une autre donnée essentielle pour le pouvoir d’achat : La répartition des richesses.

Ainsi si une partie importante de la population possède l’essentiel des moyens financiers, l’autre partie en est démunie. Le commerce local même bien achalandé ne trouve plus assez de clients solvables pour écouler sa production. De plus celui qui possède « trop » de monnaie, ne consommera pourtant pas plus que ses besoins, il se contentera de placer ses fonds excédentaires en bourse internationale, au pire il gaspillera ses excès en produits de luxe ou en achats à l’étranger ce qui pénalise le pays d’origine.

Ces produits de luxe consomment une grande quantité d’heures de travail au profit d’un très petit nombre de bénéficiaire, si financièrement parlant cela peut sembler « rentable », socialement parlant cela signifie que beaucoup de temps de travail est consacré en vain sur des créneaux d’une utilité sociale sans intérêt pour la plus grande partie de la population. Pour les ouvriers de ce secteur, s’ils en reçoivent les salaires, ils ne bénéficient pas pour autant des produits réalisés, à terme ils auront de l’argent mais trouveront peu des produits qui leurs sont nécessaire à acheter. Leur pouvoir d’achat s’en trouve réduit.

Le pouvoir d’achat résulte donc surtout de la répartition des moyens d’achat. Il n’est pas normal que l’échelle des salaires dépasse l’échelle des compétences. C’est ce décalage qui prive de pouvoir d’achat le plus grand nombre des salariés pourtant producteurs de marchandise. Dans l’échange ils n’ont plus moyen d’acquérir l’équivalent de leur production, si ces moyens sont injustement répartis parmi les différents acteurs.

Ce n’est pas sur le Smig la TVA ou les charges sociales qu’il faut agir pour améliorer le pouvoir d’achat, c’est sur la production de marchandises locales (Pour améliorer la production une solution [ lien : "www.trazibule.fr/solution.php" ] vous est déjà proposée.) et surtout sur la répartition des revenus de cette production, c’est à dire l’échelle des salaires.


Loi proposée :

Tout chef ou cadre d’entreprise ne doit pas gagner plus qu’un multiple défini du plus faible des salaires de son entreprise. Ce coefficient estimé à partir des pratiques actuelles doit être fixé par la loi et progressivement ramené à une valeur plus respectueuse du travail de chacun. La pratique des « notes de frais » ne doit couvrir que des besoins réels et nécessaires à l’entreprise elle-même et pas à ses seuls dirigeants.

Page écrite le 16-02-2008