Page imprimée: Egoismes et paresse, choix de professions. (www.trazibule.fr/monnaie-comportement-professionnel.php)

Brouillons pour une constitution.


EGOISME PARESSE et CHOIX DE PROFESSIONS :


Quel que soit le système monétaire et social, il faut qu'il tienne en compte des comportements humains qui peuvent détourner égoïstement les meilleures règles à leurs profits.

L’égoïste qui pourrait se contenter de consommer en générant des dettes sans limites, il faut trouver un frein à ce comportement pour le pousser à ne pas vivre de la solidarité des autres mais à se reconstruire un rôle social assez productif pour qu’il mérite sa place dans les processus sociaux. Le minimum vital lui permet de se maintenir à un niveau pas trop catastrophique, mais comment le pousser à jouer son rôle dans la mesure de ses compétences ? Si son comportement le rend perdant, la solidarité devra le prendre en charge, il faut donc que sa «perte» se place sur une autre plan que celui des avoirs monétaires, quelles sont les autres moyens, pas de pression, mais d’incitation à jouer un rôle utile ?

Réfléchissons pour quelles raisons un homme travaille-t-il ? Pour l’argent est le critère le plus évident par les temps qui courent, mais la réalité est beaucoup plus riche de valeurs humaines, ils travaillent souvent pour avoir un rôle social, pour un travail qu’ils aiment, par habitude et sécurisation, par vocation et surtout pour se reconnaître eux-mêmes comme un homme. La meilleure façon de tuer un homme est de le mettre au chômage ? Pour l’argent non pour la fierté oui !

Les valeurs professionnelles et sociales sont au cœur de la solidarité sociale, il est donc important pour que ce système social fonctionne que ces valeurs soient reconnues au moins au même titre que les valeurs artistiques ou intellectuelles. Un médecin n’a pas à être payé plus qu’un balayeur car l’intérêt et la passion intellectuelle de son métier forment une forme de rémunération non négligeable. Oui c’est vrai son utilité et sa responsabilité sont plus grandes, et il a du avoir l’énergie d’une longue formation. Le minimum vital est d’ailleurs là pour financer cette formation, cette reconnaissance à la société pour lui avoir permis d’aller au bout de longues études déjà rémunérées est à prendre en compte.

A salaire égal préfèreriez-vous être égoutier ou chirurgien ? A votre avis quel métier choisiraient la majorité des citoyens ?

Le salaire rémunéré sur l’heure de travail, de façon indépendante du type de travail est une logique envisageable, surtout si les études sont considérées elles aussi comme des heures de travail. Je connais peu de gens qui refuseraient d’étudier de façon rémunérée, quitte à travailler plus tard dans la branche acquise avec un revenu normal surtout si en plus c’est ce qu’ils ont chois de faire.

Le gout du luxe et de la domination existent, alors à eux de faire les efforts commerciaux ou imaginatifs pour trouver leurs créneaux artistiques, techniques, imaginatifs pour cela. S’ils gagnent beaucoup tant mieux pour eux, mais cela ne doit pas venir d’un fonctionnement institutionnel de nos circuits monétaire ou éducatifs, cela ne doit être du qu’à leurs seules qualités individuelles.

Par contre il est indécent que ce qu’ils ont acquis soit remis à ses enfants qui n’auront eu aucun mérite. S’il y a un héritage, il doit être réintégré dans la répartition de la société entière. S’ils veulent transmettre des valeurs à leurs enfants qu’ils leurs apprennent les techniques et compétences qui leur apporteront à leur tour les moyens d’acquérir cette fortune. Il n’y a aucune logique et justice à voir des enfants naître avec « une cuillère d’argent dans la bouche » et d’autre avec un morceau de bois ils n’y sont pour rien. Reste qu’une partie «affective» de cet héritage pourrait rester acceptable pour le respect d’un esprit familial.

Page écrite le 15 février 2009